Joseph Le Phuoc
Bulletin Ensemble Bakanja: Province Bx Isidore Bakanja, RDCongo-Ouganda - Sept. 2024
Témoignage: le postulat Béthanie, une communauté qui vit du travail manuel

Qui ne travaille pas ne mange non plus, nous dit Saint Paul. Le travail manuel occupe une place de choix dans notre vie. Il favorise la prise en charge autonome pour la survie de notre communauté. Se prendre en charge, être indépendant honore l’homme, lui donne de la considération dans sa société.
À travers le travail manuel, nous éradiquons des conceptions acquises dans l’opinion publique telles que ‘au couvent on ramasse de l’argent’, ‘au couvent la manne tombe du ciel’, etc. Témoins vivants de l’expérience prouvant tout le contraire de ces préjugés, nous comprenons à travers cette activité que la vie religieuse comme toute vie n’est pas toujours rose.
Dans notre communauté du postulat, le travail manuel est programmé aux après-midi de lundi et vendredi, de 15h 30’ à 17h 30’. Il est organisé de différentes manières. De façon spécifique, le travail manuel chez nous tourne autour des travaux champêtres (jardins et champs). Viennent se greffer autour de cette spécificité des travaux comme le nettoyage de la cour intérieure de la maison, le nettoyage des locaux, l’embellissement ou l’ornement de la cour par la mise en terre de fleurs.

Il ne s’agit pas seulement de parler du travail manuel dans sa phase productive, il convient aussi de le saisir par son essence. Le travail se fonde essentiellement sur la volonté, l’engagement, et la détermination.
Cet exercice manuel, nous le réalisons avec joie, tout en étant épanouis pénible soit-il, puisque nous savons bien qu’il est réalisé pas pour quelqu’un d’autre mais pour nous et notre survie et celle de notre société.
Ariel-Michel Muzin-Ga
Postulant
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Retraite pour le Renouvellement des Vœux: une Semaine de prière et méditation au Centre Eucharistique |
Du lundi 26 au vendredi 30 août 2024, le Centre Eucharistique a accueilli une retraite spirituelle destinée à la préparation des renouvellements des vœux des confrères scolastiques. Cette retraite, placée sous le thème inspirant « À la suite de Jésus nous portons un Trésor dans des vases d'argile », a été animée par le père Magloire Makengo, formateur au Postulat Béthanie.
Le père Makengo, reconnu pour sa profonde spiritualité et son engagement dans la formation des jeunes postulants, a guidé les participants à travers une série de réflexions et de méditations sur le sens de leur vocation. Le thème choisi, « À la suite de Jésus nous portons un Trésor dans des vases d'argile », a offert un cadre précieux pour explorer la fragilité humaine en relation avec la grandeur de la mission eucharistique comme religieux sss.
Les journées étaient rythmées par des enseignements, des moments de prières devant le Saint Sacrement et l’Eucharistie, des temps de silence. Les participants ont été invités à approfondir leur compréhension de leur vocation, tout en réfléchissant à la manière dont ils peuvent intégrer la sagesse chrétienne dans leur vie communautaire et académique.
Cette semaine au Centre Eucharistique a marqué un temps fort de préparation et de renouveau, offrant à chacun l’opportunité de redécouvrir et de réaffirmer son dévouement à la suite de Jésus-Eucharistie.
La Joie de la Fête de Saint Pierre-Julien Eymard
Chaque année, le 2 août, nous célébrons solennellement la Fête de Saint Pierre-Julien Eymard, Fondateur de la Congrégation du Saint-Sacrement. Cette année, la Province du Vietnam rend grâce à Dieu avec joie pour l'accueil de 12 frères prononçant leurs premiers vœux et de 6 frères prononçant leurs vœux perpétuels.
La messe s'est tenue à l'église paroissiale de Khiet Tam, dans la Doyenné de Thu Duc, qui fait partie de l'Archidiocèse de Hô Chi Minh-Ville. Cette paroisse a été confiée à la Congrégation du Saint-Sacrement dès le début, lorsque la Congrégation est arrivée pour la première fois au Vietnam. À l'origine, seuls quelques prêtres diocésains étaient partis à l'étranger pour étudier et ont rejoint la Congrégation. Après avoir terminé leurs études, ils sont revenus dans leur pays et ont introduit la Congrégation du Saint-Sacrement au Vietnam, enrichissant l'Église du Vietnam et nourrissant chez les fidèles un amour plus profond pour l'Eucharistie. Malgré les hauts et les bas de son histoire, la Congrégation est aujourd'hui présente dans de nombreux diocèses et a reçu la responsabilité de la pastorale dans plusieurs paroisses à travers le pays, du Nord au Sud. En conséquence, les vocations au sein de la Congrégation ont également prospéré.
En repensant à la fin des années 1990, lorsque j'ai rejoint la Congrégation, il n'y avait que 4 prêtres et environ 20 frères dans la Congrégation au Vietnam. Près de trois décennies plus tard, le nombre de prêtres a dépassé les 100. C'est véritablement une grande grâce que nous avons reçue au fil des années.

En participant à l'atmosphère sacrée et dévote de la messe, avec la cérémonie solennelle et révérencieuse de la profession de vœux, j'ai rendu grâce à Dieu en silence et me suis senti profondément béni de faire partie de la Congrégation, et de pouvoir témoigner de sa force croissante dans notre patrie, le Vietnam.
En accueillant aujourd'hui ces jeunes frères en ce jour de la fête de notre Fondateur, la Province vietnamienne est remplie de vitalité par la grâce de Dieu à travers le don précieux de ces nouveaux profès. Cela apporte une grande joie et un espoir pour l'avenir de la Province, alors qu'elle envisage sa mission dans le futur.
Puisse la joie de la fête d'aujourd'hui devenir la motivation pour un engagement plus fort de ces frères nouvellement profès et de chaque religieux de la Province vietnamienne, afin que le Christ soit glorifié et que l'amour de l'Eucharistie brûle avec toujours plus d'intensité dans les cœurs de ceux que nous sommes appelés à servir, ce qui était aussi le fervent désir de notre Fondateur, Saint Pierre-Julien Eymard, l'Apôtre zélé de l'Eucharistie.
23 septembre 2024
Père Peter Nguyen Tien, SSS
CEFO (Commission Internationale d’étude sur le Fondateur et son Œuvre). Rencontre du Groupe de travail 2-3 juillet 2024
De gauche à droite : P. Manuel, P. Thaddée, P. José Antonio, P. Benzy, P. Fiorenzo
Le nouveau Conseil Général, dans sa réunion du 26 janvier 2024, avait constitué la nouvelle Commission Internationale CEFO, accompagnée par le père José Antonio Rivera Ruiz, conseiller général.
Étant donné que la nouvelle commission était composée de 12 membres, il s’est rendu nécessaire de faire précéder à la première rencontre de la commission au complet, une réunion d’un groupe de travail pour discerner le chemin à parcourir et préparer la rencontre de la commission.
C’est pour cela qu’un groupe restreint (« groupe de travail »), composé par le père José Antonio, le père Fiorenzo Salvi, le père Mupapa Thaddée, le père André Guitton et le père Manuel Barbiero, a été convoqué à Rome le 2 et le 3 juillet 2024. Le père Guitton, à cause de son âge (97 ans), a participé à la rencontre par zoom le matin du 3 juillet.
Le 2 et le 3 juillet le « groupe de travail » s’est rencontré à Rome.
Dans le premier jour nous avons pris connaissance des attentes du Chapitre Général et du Conseil Général et nous avons identifié deux priorités :
- Préparer une nouvelle génération d’experts du père Eymard ;
- Indiquer des nouveaux chantiers pour mieux connaître et faire connaître le père Eymard.
Le matin du deuxième jour, nous avons eu une rencontre via zoom avec le père André Guitton. Nous l’avons mis au courant de ce que le Conseil Général demande à la CEFO et de l’échange que nous avons eu entre nous.
Le père Guitton nous a partagé sa réflexion. Il a souligné, lui-aussi, le problème de la transmission et le problème de former des chercheurs.
Nous vivons dans une époque très différente par rapport à celle où a vécu le père Eymard, les questions que nous devons nous poser sont : comment continuer son charisme, comment nous insérer dans le chemin de notre monde et de notre Église avec le charisme du père Eymard.
Il faut toujours situer la pensée du père Eymard et en même temps être attentifs aux interpellations du monde d’aujourd’hui.
Il y a aussi le défi de l’inculturation. Comment traduire la pensée du père Eymard dans un contexte culturel différent (asiatique, africain, américain, etc.).
Au lieu de chercher ce que le père Eymard a dit sur des thèmes qui sont les nôtres (synodalité, le rôle de la femme, etc.), il faut nous laisser inspirer par lui, par sa vie, par son amour pour l’Eucharistie, par son ouverture à l’Esprit, etc. C’est à nous de trouver les réponses pour l’aujourd’hui.
Nous ne pouvons pas tout faire, il y a des choix à faire. Il faut tracer un programme simple et objectif.
Le père Guitton a rappelé qu’en 2025 il y aura le centenaire de la canonisation du Curé d’Ars. En 1925 le Curé d’Ars était déclaré Saint (31 mai) et le père Eymard était déclaré Bienheureux (12 juillet).
Avant de clôturer la rencontre de la CEFO nous avons précisé les objectifs à court terme de la commission.
Tout d’abord une rencontre avec tout le groupe pour un temps de formation.
Nous avons tracé comment cette rencontre pourrait se dérouler.
- Introduction : visionner le film/documentaire « Saint Pierre-Julien Eymard, le soleil de l’Eucharistie » (2018). Donner un aperçu du contexte historique, ecclésial et social.
- Retracer l’histoire qui a conduit la Congrégation à réaliser l’édition électronique et imprimée des « Œuvres Complètes ».
- Présenter « les critères d’interprétation et les genres littéraires » ; les « Introductions » aux quatre sections (Correspondance, Notes Personnelles, Règlements et Statuts et Prédication) ; le site (www.eymard.org) et les différentes possibilités d’utilisation du site.
- Pour continuer la formation personnelle de chacun, on donnera une bibliographie eymardienne et une liste des documents sur l’Eucharistie.
Nous avons indiqué des dates : 12-17 mai 2025 ; 19-24 mai 2025 ; 30 juin – 5 juillet 2025 ; ce sera au Conseil Général de choisir et indiquer le lieu où aura lieu la session de formation.
Nous n’avons pas précisé les possibles chantiers et contributions de la CEFO.
Dans l’immédiat, nous avons suggéré qu’il faut donner la priorité au chemin commencé avec la célébration du 40° anniversaire de l’approbation de la Règle de Vie, et accompagner la Règle de Vie avec le père Eymard ; qu’un chantier pourrait être encore la correspondance (conseils pour la vie de famille, pour accompagner spirituellement, etc.).
Le père Manuel nous a communiqué qu’il a commencé un travail sur la Retraite de Saint-Maurice, la dernière retraite personnelle du père Eymard, son testament spirituel.
Et finalement, étant donné que l’année 2025 est aussi l’année du Jubilée, il faudra faire tout simplement un rappel à l’anniversaire de la béatification (12 juillet 2025).
Père Manuel Barbiero, sss
Célébration de la fête de Saint Pierre-Julien Eymard à La Mure
La fête paroissiale Saint Pierre-Julien Eymard, largement annoncée, a été célébrée ce dimanche 04 août 2024, à La Mure d’Isère. Quatre temps ont marqué les préparatifs de cette fête : la Neuvaine à Saint Pierre-Julien Eymard, le douzième pèlerinage paroissial sur les pas du Père Eymard, la veillée d’adoration et les visites aux lieux eymardiens de La Mure. Les méditations du père Eymard sur les différentes parties de la Messe ont constitué la base des enseignements de ce temps de préparation. Elles sont recueillies dans la brochure de la Neuvaine à Saint Pierre-Julien Eymard : « Participer à la Messe avec Pierre-Julien Eymard ».
Le douzième pèlerinage a eu lieu le jeudi 01 août à Saint Romans-Chatte et Notre Dame de l’Osier. Il a réuni quinze personnes, respectivement sur les thèmes : contempler la bonté de Dieu pour l’homme, lire l’Écriture Sainte, aimer Notre Dame du Saint Sacrement. Une Messe de clôture a eu lieu à la Basilique Notre Dame de l’Osier.
La veillée d’adoration a réuni une quarantaine de personnes autour du thème: ‘Eucharistie et sainteté’. Dans des passages de prédications du père Eymard qui ont été lus, il insiste sur l’importance de bénir le Seigneur pour sa bonté d’avoir établi l’Eucharistie. Ensuite il nous demande de nous humilier à cause de nos ingratitudes envers l’adorable Eucharistie. Enfin il nous exhorte à nous disposer pour vivre l’amour divin.
Pour finir, différentes personnes ont pris l’occasion de découvrir davantage le père Eymard en poussant les portes de sa Maison natale, de son musée et de la Chapelle Eymard. Dans le Musée Eymard, certains ont pu suivre le film d’Armand Isnard : ‘Saint Pierre-Julien Eymard, Le Soleil de l’Eucharistie’. D’autres ont pris un moment d’adoration pendant l’adoration tournante organisée l’après-midi dans la chapelle Eymard.
A la grand-messe festive du dimanche matin, le père Ferdinand Ndiolène, sss, en mission à Rouen en France, a présidé la célébration eucharistique. Celle-ci a réuni avec les chrétiens de la paroisse, des personnes venues de différents horizons : la paroisse Notre Dame d’Esparron, de Lyon, de la Belgique, environ 600 personnes.
L’homélie du Père Ferdinand a porté sur l’accueil et la transmission du don de Dieu. Commentant la première lecture de ce 18ème dimanche dans le livre de l’Exode 16,2-4.12-15, le célébrant a insisté sur l’importance d’avoir une confiance inébranlable en Dieu qui n’abandonne jamais les siens dans les difficultés.
Le passage de l’Évangile est celui dans lequel Jésus exhorte la foule de « travailler non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. ». Le Célébrant a expliqué qu’il s’agit de « renoncer à la facilité » et accueillir Jésus « comme le pain du ciel, celui qui donne la vie. Cette nourriture est largement offerte à tous. C’est ce cadeau de Dieu que nous accueillons à chaque messe ».
Voilà pourquoi le chrétien est invité à transmettre cet amour à tous : « Nous chrétiens d’aujourd’hui, nous sommes envoyés dans le monde pour témoigner de cet amour qui est en Dieu et le communiquer à tous ceux et celles qui nous entourent ». Saint Pierre-Julien Eymard, ce saint isérois avait la profonde conviction que l’amour de Jésus dans l’Eucharistie célébrée, adorée et vécue donne le renouveau de la vie de l’Église et de la société:
« C’est à travers cette mission de faire vivre aux hommes la grandeur et la profondeur du Pain de vie, qu’un fils de votre terroir s’est donné corps et âme pour que soit allumé, aux quatre coins du monde, le feu Eucharistique; Jésus Pain de vie. Oui, frères et sœurs en Christ, comme Saint Pierre-Julien Eymard, nous devons nous laisser saisir par l’amour de Dieu manifesté dans l’Eucharistie pour combler la faim des hommes ».
À la fin de la célébration eucharistique, le père Nino Donda curé de la paroisse, a invité tout le monde à un moment festif dans la salle paroissiale. La joie, la réjouissance, la gaieté, la jubilation, les sourires s’exprimaient sur les visages des invités. Une ambiance bruyante s’étendait tout autour de la salle. Hommes, femmes, jeunes et enfants, tous étaient là ensemble comme une vraie famille, nouant de nouvelles relations fraternelles. C’était touchant.

Vint ensuite le moment de la mise ensemble des dons reçus du Seigneur au repas partagé. Différentes spécialités de la matheysine étaient au rendez-vous : murçon, mini saucisson brioché, filet de lieu, tomate provençale, lasagne de légumes, pizza, quiche, tarte à la menthe, jambon braisé et sa sauce moutarde ou forestière, pomme de terre sarladaises.
Chacun avait ainsi, à sa manière, essayé d’accueillir le don d’amour de Dieu, à se décentrer pour apporter un peu de bonheur à l’autre. Car nous sommes invités à : « N'aimer la vie que pour la divine Eucharistie, comme on n'aime le ciel que pour Dieu, et non pour soi » (OC, Vol.III, CO 1113).
Père Thaddée Mupapa, sss
Supérieur
Fête de Saint Pierre-Julien Eymard Lima-Pérou
Comme le prévoit le calendrier liturgique, le 2 août marque la fête liturgique de Saint Pierre-Julien Eymard, fondateur de la famille eymardienne. Dans plusieurs contextes géographiques, la fête est célébrée à la date indiquée. Mais dans d'autres, elle est généralement reportée au dimanche le plus proche. C'est le cas de la Communauté de Lima-Paroisse de San Cristóbal.
En préparation de cette fête, un Triduum a été organisé sur le thème: « Appelés au Cénacle » en mettant l'accent sur les trois (3) dimensions de notre Spiritualité Eucharistique Eymardienne, en harmonie avec le message du dernier Chapitre Général, un événement congrégationnel qui a été célébré en novembre 2023 dans une perspective kairotique et synodale. En effet, le message constitue le projet de la Congrégation pour les six (6) prochaines années, basé sur une vision pastorale, spirituelle et missionnaire à partir de la vision intégrale du mystère de l'Eucharistie.
1. Le Cénacle, lieu de prière par excellence
Le Triduum a commencé par une réflexion interpellative, profonde et surtout expérimentale sur le Cénacle comme lieu de prière par excellence, en se concentrant sur la péricope de Lc 22, 7-12. Ce fut l'occasion d'entrevoir le Cénacle comme un environnement propice à la prière dans l'action de Jésus avec les disciples lors de la dernière Cène, c'est-à-dire l'événement salvateur pour les croyants dans une perspective théophanique. La prière est comprise comme une expérience de communication entre Jésus, en compagnie des disciples, et Dieu.
Les participants ont fait une expérience contemplative du mystère de Dieu, révélé en Jésus qui se fait proche de l'homme, à partir du don de Soi pour l'humanité avec l'institution de l'Eucharistie. Ce fut un moment important, enrichi par la Parole, l'écoute et l'ouverture des personnes pour sentir et expérimenter Dieu dans l'Eucharistie adorée.
2. Le Cénacle: une expérience de fraternité
On peut considérer comme ‘Prémisse’ l'objectif de Jésus de proposer une fraternité universelle basée sur l'ouverture à la volonté de Dieu dans la perspective de Mt 12, 46-50. Le fil conducteur de la rencontre a été un moment de prière autour du texte, suivi d'une dynamique de groupe mettant en évidence la nécessité d'une construction fraternelle basée sur la communion, la coopération, l'entraide et la sensibilité à vivre la charité fraternelle en toute chose.
Le père Elibien a ensuite présenté l'importance de la fraternité pour la famille eymardienne, qui est un principe directeur et non négociable.
Ce fut un moment de formation important pour que les participants discernent, réfléchissent et voient les défis de cette dimension primordiale pour construire une communauté paroissiale toujours plus fraternelle et eucharistique - C'est l'engagement et la conclusion tirés du partage de la réflexion de plusieurs participants.
3. Le Cénacle : une expérience authentique de communion avec les autres
Le dernier jour, l'accent a été mis sur le service basé sur le ‘geste du lavement des pieds’ - un signe d'humilité avec lequel Jésus a commencé sa mission de service, une tâche qui doit être cultivée par les disciples à travers les âges. Ce fut un moment de réflexion et d'interpellation pour les participants en vue d'une réflexion pour voir comment cette dimension de serviteur est accomplie et comment y répondre à partir de l'ouverture, de la disponibilité et du dévouement, en tant que disciples de Jésus en vertu du baptême. C'est un héritage de l'Eucharistie et une expression du ‘Don de Soi’ vécu par le Saint Fondateur.
4. Célébration solennelle du Saint Fondateur
Après le Triduum, la célébration solennelle de la fête du Fondateur a eu lieu le dimanche 4 août à 9h15, à Caja Agua, siège principal de la paroisse. La célébration a été présidée par Mgr Jorge Izaguirre, CSC, évêque du diocèse de Chosica, concélébré par 3 religieux sss, d'autres prêtres parmi lesquels des membres de communautés religieuses, ainsi que quelques curés de paroisses voisines. En outre, il y avait la présence des 5 congrégations présentes dans notre juridiction paroissiale: les Piaristes, les Sœurs de l'Évangile, les Sœurs de St Joseph de Carandolet et les Sœurs des Saints Noms.

L'exhortation homilétique de l'évêque, centrée sur la liturgie de la fête, et présente dans l'Évangile de Jean 6, 56-70, a approfondi l'Eucharistie à partir de la passion du Saint Fondateur pour le mystère de l'Eucharistie.
Il a évoqué l'importance que le Concile Vatican II a donné à cette source pour la vie apostolique et missionnaire de l'Église. À partir de là, l'évêque nous a laissé avec trois questions: Comment célébrons-nous l'Eucharistie aujourd'hui? Quelles traces nos célébrations laissent-elles dans la vie des gens pour leur témoignage de foi et de vie? Comment nos réflexions homilétiques sont-elles données dans l'Eucharistie?
Ce fut une célébration très dynamique, créative et vivante, au cours de laquelle les gens ont exprimé leur enthousiasme et leur satisfaction de vivre cette commémoration très spéciale dans le cadre de la fête du Fondateur, Saint Pierre-Julien Eymard.
Enfin, la célébration s'est prolongée par un toast et un moment de partage pour les délégations des neuf (9) chapelles de la juridiction paroissiale. En outre, un déjeuner a eu lieu plus tard dans notre maison avec un bon nombre de personnes comme un geste de gratitude envers les personnes qui se sont le plus dévouées à la préparation de la fête. Que Dieu nous éclaire par l'intercession de Saint Pierre-Julien Eymard pour répondre à notre mission eucharistique dans chaque période historique (RV 3) !
2 août 2024
Père Elibien Joseph, sss
Curé, Communauté de Lima
Après les cours commence le parcourt… Période de Préparation à la Profession Perpétuelle (P4)
Chaque 1er août, l’Église notre mère célèbre la mémoire de Saint Alphonse Marie de Liguori (évêque et docteur de l’église). La particularité de ladite célébration pour cette année a été l’ouverture de la Période de Préparation à la profession Perpétuelle (P4) à Brazzaville.
Présidée par le Révérend Père Jean De Dieu Passy, Supérieur Régional de la Région Cardinal Emile Biayenda (Congo Brazzaville), cette messe qui débuta à 18h00 fut marquée par une présence qualitative et quantitative d’autres religieux œuvrant et présents à Brazzaville; aussi par la présence de quelques chrétiens et chrétiennes amis de la communauté du Barrage.
En effet, le révérend Père Jean Jacques Nkodia, directeur du P4 a la mission d’accompagner huit scolastiques cette année pendant une période de 3 mois. Quatre viennent du Mozambique, à savoir: les frères Manhique Adérito Carlos, Dos Santos Terenciano, Pedro Onavio Silvério et Nacua Timoteo Francisco; deux du Congo Brazzaville, à savoir: les frères Beaudelaire Chevignon Benazo et Christ Gabriel Ouadiabantou; un de la RDC, à savoir: frère Mwela Esiko Esaïe, et un autre du Sénégal, à savoir: le frère Malick Sene.
Quant au Supérieur Régional, il sut dans son homélie, articuler sur le sens de cette période. Ce temps disait-il en substance est très précieux et revêt une valeur inestimable et inappréciable. Car: « après les cours commence le parcourt ». Cette phrase qu’il répéta avec beaucoup de constance est le signe d’une nouvelle phase de la vie quotidienne. Le P4 est donc ce temps qui est offert aux confrères pour revisiter les valeurs de la vie religieuse; s’imprégner des grandeurs de notre identité sss ; se réapproprier des différents mérites de la vie fraternelle et de service.
Oui! Nous pouvons sans ambages reconnaitre que ce fut un moment très riche en fraternité effective et affective. Un temps de partage et de communion manifesté précisément par cette célébration eucharistique et par le partage du repas qui s’en était suivi dans la cour de la communauté du postulat (Barrage).
Au regard de tout ce qui précède, on ne peut souhaiter que du bien à nos confrères scolastiques concernés par le P4, aussi en les confiant à la maternité de Marie, Notre Dame du Saint Sacrement. Telles ont été les paroles de bénédiction que l’on prononça en faveur des huit.
Fait à Brazzaville, le 1er août 2024
Père Divin Maboundou Ngongo sss
Secrétaire Régional
JEUNESSE EYMARDIENNE: Une jeunesse au service de l’Eucharistie
Photo de famille avec l’Évêque
2e édition des « Journées Eymardiennes »
Du 27 au 28 juillet 2024, la Paroisse Saint-Pierre des Baobabs de la Province Notre Dame d’Afrique – Sénégal • Guinée-Bissau, a accueilli la 2ème édition des « Journées Eymardiennes » autour du thème : « La transformation de la jeunesse par l’Eucharistie : Audace, Courage, Créativité ».
Cette journée a marqué avant tout la clôture de nos activités et avait pour but d’inspirer et d’encourager la jeunesse à vivre pleinement la foi chrétienne et ses valeurs dans leurs milieux respectifs, à la suite de notre Fondateur Saint Pierre Julien Eymard. Pour cette année, les activités se sont tenues sur deux jours avec plus de 70 participants, membres actifs de la Jeunesse Eymardienne (JE) et quelques invités, jeunes comme adultes, en plus de nos Aînés dans l’Agrégation et des Religieux du Saint Sacrement. Les trois volets suivants ont été accentués :
Le volet social - Le volet spirituel - Le volet fraternel.
Les « Journées Eymardiennes » ont débuté le 27 juillet avec l’organisation de deux panels portant sur :
- L’ «Entreprenariat et la jeunesse catholique : Foi, Innovation et Impact Social »
- La «Jeunesse catholique et engagement socio-politique : oser être leader ».
Ainsi, ce volet social nous a poussés à nous lancer pour la première fois dans l’organisation de panels, offrant aux jeunes un cadre de réflexion et d’échange sur les thèmes susmentionnés, et l’opportunité de faire connaître leurs produits à travers une exposition-vente à la fin de l’activité. Cela nous a rappelé cette vision ample de la jeunesse et du service, ainsi que ce désir de conquérir le monde, d’aller à la découverte de nouveaux horizons, à travers nos trois mots-clés mentionnés dans le thème principal de cette 2ème édition : Audace, Courage, Créativité.
Ces panels ont été animés par des jeunes entrepreneurs talentueux, membres ou non de la JE. Évoluant dans divers domaines, ces jeunes ont pu partager leurs expériences afin de motiver et d’inspirer ceux qui désirent se lancer dans l’entreprenariat ou dans une activité politique.

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Remise des cadeaux aux panélistes |
Nous avons clôturé nos belles activités par une action de grâce le dimanche 28 juillet, avec une Eucharistie présidée par Monseigneur Martin Boucar Tine, Évêque de Kaolack qui nous a gratifiés de sa présence exceptionnelle. Et juste après cette belle célébration eucharistique, nous avons eu la joie d’échanger sur le thème principal de ces « Journées Eymardiennes » avec des Religieux SSS de la Province, surtout les plus anciens, desquels nous avons reçu des mots d’encouragement.
L’opportunité a été aussi offerte à certains des membres de la JE de partager leur vécu de l’Eucharistie et de leur transformation progressive depuis leur adhésion au mouvement. Par la suite, c’est dans une très bonne ambiance que nous avons partagé un repas fraternel avec nos invités !
Cette 2ème édition des « Journées Eymardiennes » a pris fin avec l’adoration du Saint-Sacrement, animée par les jeunes et les membres du comité directeur. C’était pour nous une manière de marquer notre appartenance à cette belle Famille Eymardienne !
Louise Nancy Ndaw
Pour le Secrétariat de la Jeunesse Eymardienne,
Le Père Général au Congo Brazzaville: Deuxième visite canonique
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à la Chapelle du Postulat |
Grande est notre joie de retracer la visite canonique de notre Supérieur général. En effet, après sa première visite canonique au Brésil qui coïncidait providentiellement avec l’ordination épiscopale de son prédécesseur, le Supérieur général, père Benzy, décida de visiter la Région Cardinal Emile Biayenda. En effet, selon les dispositions de nos Statuts Généraux, « Le Supérieur Général fera la visite des provinces/régions en temps opportun » (SG 74.01.6).
Arrivé le 17 Juin dernier accompagné du Père Anaclet Bambala, Vicaire général chargé de l’Afrique et Responsable de la Région, le père Benzy a profondément marqué son passage parmi nous par des moments caractérisés par une profonde communion fraternelle. Cela dit, nous pouvons subdiviser sa visite en trois moments à savoir : la rencontre avec les différents confrères des communautés respectives (communautés présentes à Brazzaville et à Pointe Noire), la rencontre avec les autorités ecclésiales locales (le Nonce Apostolique et les Archevêques) et la rencontre avec les différents conseils paroissiaux.
Premièrement, le père Benzy a eu un moment de communion fraternelle, intense et soutenu avec les différents confrères. Ces moments étaient bicéphales car il fut présent pour tous tant communautairement qu’individuellement selon les dispositions du Canon 628 §3 qui stipule: « Les membres de l’institut agiront avec confiance à l’égard du visiteur, à qui ils seront tenus de répondre en toute vérité et charité, quand il les interroge légitimement; nul n’a le droit de quelque manière que ce soit de les détourner de cette obligation ou de faire obstacle d’une autre façon au but de la visite ». C’est donc dans cet esprit que le Père Benzy rencontra tous les confrères de nos communautés à Brazzaville et Pointe-Noire. Marqué par un sens aigu de fraternité, il poursuivit par un échange avec ceux de Yaoundé et de Bertoua par visioconférence lors de son discours à la Région prononcé à la fin de sa vite au Congo. Ensuite, il poursuivit son échange fraternel aussi avec les sœurs Servantes du Saint Sacrement et les agrégés.

Deuxièmement, sa visite a eu une incidence qui surpassa les frontières de notre modeste communauté. Il manifesta une véritable et profonde communion fraternelle lors de sa rencontre avec les différents pasteurs propres de nos capitales : les archevêques métropolitains de Brazzaville et de Pointe-Noire. Ils échangèrent et discutèrent sur d’éventuels moments de communion à réaliser plus souvent.
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| Visite chez les sœurs Servantes du Saint Sacrement à Pointe Noire |
Le Supérieur général et la Supérieure de la communauté des Servantes |
Troisièmement, les rencontres du Supérieur général ne furent point circonscrites autour de simples frères liés intrinsèquement à la Congrégation. Il tint à rencontrer les différents conseils paroissiaux pour des moments d’échanges profonds.
Bref, « la vie communautaire est un processus continu » nous apprenait le père Benzy. Dans ce même ordre d’idée, nous ne pouvons de plus ample manière qu’attendre un retour proche du Supérieur général. Ces moments d’échanges et de fraternité furent profonds et formatifs pour notre Région qui est en route vers son statut provincial.
« Il y a beaucoup de forces dans la Région » disait le Père Général. D’où l’urgence de les unifier afin de bâtir la Province de l’avenir et l’avenir de la Province. Une Province qui sera donc forte dans sa gestion administrative et solide dans l’administration financière.
Fait à Brazzaville le 10 Juillet 2024
Père Divin Maboundou Ngongo, sss
Secrétaire Régional
Du 8 au 15 septembre, célébration à Quito, en Équateur, du 53e Congrès eucharistique international
La basilique del Voto Nacional de Quito, érigée à l'occasion de la consécration du pays au Sacré-Cœur de Jésus.

Le 20 mars 2021, par un communiqué du Bureau de presse du Saint-Siège, le Pape François a choisi l'archidiocèse de Quito (Équateur) pour accueillir le 53e Congrès eucharistique international: « Il se tiendra en 2024, à l'occasion du 150e anniversaire de la consécration de ce noble pays au Sacré-Cœur de Jésus. Ce grand rassemblement ecclésial manifestera la fécondité de l'Eucharistie pour l'évangélisation et le renouveau de la foi sur le continent latino-américain ».
Ainsi, du 8 au 15 septembre 2024, la ville de Quito s'habillera pour vivre, dans le dédale coloré de ses rues coloniales, un événement mondial auquel participeront des milliers de personnes venues du monde entier. Avec eux, elle partagera sa foi eucharistique et manifestera la joie qui jaillit de toute célébration fraternelle.
Les Congrès eucharistiques sont nés en 1881 grâce aussi au travail des Pères SSS français qui faisaient partie du comité fondateur. Le mouvement eucharistique, déclenché dans le monde entier par les Congrès, a traversé l'histoire et, avec les autres mouvements liturgiques, bibliques, œcuméniques, patristiques... a contribué à façonner le visage renouvelé de l'Église tel qu'il est apparu à la suite du Vatican II.

Après presque un siècle et demi d'histoire, reflétant la vie eucharistique de l'époque et portant des fruits inestimables de sainteté et de croissance ecclésiale, les Congrès eucharistiques soulignent aujourd'hui la centralité de la Messe dans la vie de l'Église et travaillent à générer une « culture eucharistique », c'est-à-dire une façon de penser et d'agir fondée sur la communion avec le Christ et sur le magistère du don et du service fraternel. En s'insérant positivement dans les communautés chrétiennes du monde entier, ces « fêtes eucharistiques » manifestent la vocation missionnaire de l'Église, qui offre ce qu'elle a de plus cher: « le Pain rompu entre les mains, les plaies de Jésus dans les yeux, et l’Esprit d’amour dans le cœur ».
C'est maintenant au tour de Quito, capitale d'un pays splendide et tourmenté, d'annoncer que seule la fraternité née de l'Eucharistie peut guérir le monde. « Fraternidad para sanar el mundo » (Fraternité pour guérir le monde) est, en effet, le thème du Congrès développé dans un texte de base qui a permis de préparer les dates et les contenus de l'événement. Le contenu de ce texte de base - disponible en plusieurs langues sur les sites du Congrès - s’entrecroise avec plusieurs éléments qui marquent notre saison ecclésiale. À commencer par le document historique Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune que le pape François a signé le 4 février 2019, à Abou Dhabi, avec l'imam de l'université Al-Azhar du Caire. Un autre focus est placé sur l'encyclique papale Fratelli Tutti (3 octobre 2020). En outre, à partir du 5 août 2020, le pontife a tenu une série de catéchèses sur le thème « Guérir le monde », qui proposent à nouveau certains principes fondamentaux de la doctrine sociale développée par l'Église pour aider à guérir le tissu personnel et social. Parmi eux, il convient de mentionner « le principe de la dignité de la personne, le principe du bien commun, le principe de l'option préférentielle pour les pauvres, le principe de la destination universelle des biens, le principe de la solidarité, de la subsidiarité, le principe de la sauvegarde de notre maison commune ».
Notre texte, en croisant ces thèmes et d'autres encore - tel que la synodalité, à laquelle travaille l'Église universelle - offre donc le témoignage vivant de communautés chrétiennes qui, en cette heure de l'histoire, marchent avec la force et la lumière de l'Eucharistie, en s'appropriant « les joies et les espérances, les tristesses et les angoisses des hommes de notre temps ».

De gauche à droite: Père Vittore Boccardi sss, Mgr Alfredo José Espinoza Mateus, S.D.B. Archevêque de Quito,
Père Corrado Maggioni S.M.M., Président du Comité Pontifical CEI
Sans recourir aux algorithmes de l'intelligence artificielle, mais en s'appuyant sur l'expérience sapientielle des Églises particulières qui habitent le continent sud-américain, le document de base assure qu'à partir de l'Eucharistie - qui n'est autre que l'Évangile célébré - les chrétiens, transformés par le sacrement qu'ils célèbrent en pain rompu pour la vie du monde, peuvent devenir le baume capable de guérir les blessures qui attaquent la valeur universelle de la fraternité. En définitive, la fraternité peut guérir le monde parce que sa source vivante se trouve dans la célébration eucharistique.
Enfin, il convient de rappeler que la décision de confier la célébration de cet événement international à l'Église d'Équateur est également due au souvenir d'un événement qui a marqué l'histoire moderne du pays latino-américain, à savoir le 150e anniversaire de la consécration du pays au Sacré-Cœur de Jésus, qui a eu lieu le 25 mars 1874.
Aux chrétiens du monde entier qui se rendront à Quito, le Congrès présentera aussi la mémoire de ce geste pour que, abandonnant un dévotionisme stérile, l'Eucharistie soit vécue, comme l'affirmait Paul VI, comme le don rempli de l'amour du Christ représenté par son Sacré-Cœur: « Nous désirons que, par une participation plus intense au Sacrement de l'autel, soit honoré le Cœur de Jésus, dont le plus grand don est précisément l'Eucharistie ». Et le pape François, dans sa lettre apostolique Desiderio Desirevi, ajoute que célébrer l’Eucharistie, c’est être « plongé dans la fournaise de l’amour de Dieu » où grandit la communion ecclésiale.
Malgré les difficultés politiques et sociales, le peuple équatorien prépare le Congrès eucharistique international comme un moment de grâce pour faire de son pays un lieu de paix, de travail et de fraternité et pour partager sa foi dans la joie.
http://www.congressieucaristici.va/content/congressieucaristici/it.html
Père Vittore Boccardi, sss
Secrétaire du Comité pontifical CEI
Témoins de l'espérance qui ne déçoit pas - Annonce du Jubilé ordinaire de l'an 2025 Basilique Saint-Pierre, 9 mai 2024

Dans l'après-midi du jeudi 9 mai, jour liturgique de la solennité de l'Ascension, la Bulle d'indiction du Jubilé de 2025 a été promulguée avec un moment de prière devant la Porte Sainte de la Basilique Saint-Pierre, suivi de la célébration des Secondes Vêpres de l'Ascension à l'intérieur de la Basilique. Vous trouverez ci-dessous le premier numéro de la Bulle et l'homélie du Pape pendant les Vêpres, dans laquelle il a proposé une réflexion intéressante sur « l'espérance », qui caractérisera l'année jubilaire.
« SPES NON CONFUNDIT » - BULLE D'INDICTION DU JUBILÉ DE L'AN 2025
« Spes non confundit », « l’espérance ne déçoit pas » (Rm 5,5). Sous le signe de l’espérance, l’apôtre Paul stimule le courage de la communauté chrétienne de Rome. L’espérance sera également le message central du prochain Jubilé que le Pape proclame tous les vingt-cinq ans, selon une ancienne tradition. Je pense à tous les pèlerins de l’espérance qui arriveront à Rome pour vivre l’Année Sainte et à ceux qui, ne pouvant se rendre dans la ville des apôtres Pierre et Paul, la célébreront dans les Églises particulières. Qu’elle soit pour tous un moment de rencontre vivante et personnelle avec le Seigneur Jésus, « porte » du salut (cf. Jn 10,7.9). Il est « notre espérance » (1 Tm 1,1), Lui que l’Église a pour mission d’annoncer toujours, partout et à tous.

Tout le monde espère. L’espérance est contenue dans le cœur de chaque personne comme un désir et une attente du bien, bien qu’en ne sachant pas de quoi demain sera fait. L’imprévisibilité de l’avenir suscite des sentiments parfois contradictoires : de la confiance à la peur, de la sérénité au découragement, de la certitude au doute. Nous rencontrons souvent des personnes découragées qui regardent l’avenir avec scepticisme et pessimisme, comme si rien ne pouvait leur apporter le bonheur. Puisse le Jubilé être pour chacun l’occasion de ranimer l’espérance. La Parole de Dieu nous aide à en trouver les raisons. […].
HOMÉLIE DU PAPE LORS DE LA CÉLÉBRATION DES SECONDES VÊPRES
C’est parmi les chants de joie que Jésus est monté au ciel, où il siège à la droite du Père. Il a - comme nous venons de l’entendre - englouti la mort pour que nous devenions héritiers de la vie éternelle (cf. 1P 3,22). L’Ascension du Seigneur n’est donc pas un détachement, une séparation, un éloignement de nous, mais elle est l’accomplissement de sa mission : Jésus est descendu jusqu’à nous pour nous faire monter jusqu’au Père ; il est descendu pour nous élever ; il est descendu jusqu’aux profondeurs de la terre pour que le Ciel s’ouvre au-dessus de nous. [...]
C'est cette espérance, enracinée dans le Christ mort et ressuscité, que nous voulons célébrer, accueillir et annoncer au monde entier au cours du prochain Jubilé, qui est désormais à nos portes. Il ne s’agit pas d’un simple optimisme - un optimisme humain - ou d’une attente éphémère liée à une quelconque sécurité terrestre, non, il s’agit d’une réalité déjà accomplie en Jésus et qui nous est également donnée chaque jour, jusqu’à ce que nous ne fassions plus qu’un dans l’étreinte de son amour. L’espérance chrétienne - écrit saint Pierre – est « un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure » (1P 1,4). [...]

Chers amis, alors que nous nous préparons au Jubilé avec l’Année de la prière, élevons nos cœurs vers le Christ, pour devenir des chanteurs d’espérance dans une civilisation marquée par trop de désespoirs. Avec nos gestes, avec nos paroles, avec nos choix quotidiens, avec la patience de semer un peu de beauté et de bonté partout où nous sommes, nous voulons chanter l’espérance, pour que sa mélodie fasse vibrer les cordes de l’humanité et réveille dans les cœurs la joie, réveille le courage d’embrasser la vie. [...]
Chacun de nous a besoin d’espérance: nos vies parfois fatiguées et blessées, nos cœurs assoiffés de vérité, de bonté et de beauté, nos rêves qu’aucune obscurité ne peut éteindre. Tout, à l’intérieur et à l’extérieur de nous, implore l’espérance et cherche, même sans le savoir, la proximité de Dieu.
Bulletin d'information n° 12
Province Italie-Espagne


