Joseph Le Phuoc
Brésil: « Ce n'est pas vous qui m'avez choisi; mais moi, je vous ai choisis » (Jn 15,16)
Comme religieux de la Congrégation du Saint-Sacrement, José Elissandro Santos de Santana, sss, a été ordonné prêtre par la prière de consécration et l'imposition des mains de son Excellence le Cardinal Orani Juan Tempesta, O. Cist., archevêque de l'archi-diocèse de San Sebastián de Rio de Janeiro, dans le sanctuaire archidiocésain de l'adoration perpétuelle, église de Santa Ana, centre-ville de Rio, le 7 avril 2021.
Parmi les célébrants se trouvaient Mgr Edison de Castro Homem, le Provincial de la Congrégation SSS P. Marcelo Carlos da Silva, l’économe provincial P. Jackson Frota sss, le curé et recteur du sanctuaire P. José Laudares de Ávila sss, P. Haroldo Paiva sss parrain de l'ordination du prêtre et P. Joel Lopes sss (promoteur des vocations).
L'Évangile de Saint Jean 15,16 a pris forme et est présent dans la vie du religieux sss P. José Elissandro Santos de Santana, qui a toujours aimé le Saint Sacrement et s'est identifié au charisme SSS « Adorer et faire adorer », soutenu par les piliers de la prière, du service et de la fraternité, à l'exemple de Jésus-Christ et du fondateur de la Congrégation, Saint Pierre-Julien Eymard l'Apôtre de l'Eucharistie.
Le père Elissandro est originaire d'Oriundo-Maceió, dans l’état d'Alagoas, mais dès son plus jeune âge, ses racines se sont implantées dans le Marechal Deodoro-AL, une terre historique, touristique et très belle dans sa richesse culturelle et naturelle, où peu à peu il a pris conscience de l'appel persistant du Seigneur « Viens et suis-moi ». C'est ainsi qu'en 2011, témoin de son baptême, après un temps de rencontre vocationnelle, il décida de cheminer plus intimement avec Dieu et il rejoignit la Congré-gation du Saint Sacrement.
Le père José Elissandro s’est diplômé en Tourisme à l'Université Fédérale d'Alagoas et Institut Fédéral d'Alagoas, en Philosophie à l'Institut Santo Tomás de Aquino de Belo Horizonte-MG et en Théologie à l’Université Pontificale Javeriana, Bogotá-Colombie. Il est également spécialisé en Gestion stratégique des personnes et il donne des cours dans les domaines de l'Écoute, de la Catéchèse et de la Liturgie.
Actuellement, il travaille comme for-mateur du Pré-noviciat à Belo Horizonte-MG, et il accompagne les jeunes dans le processus de discernement de la Sainte Vie Religieuse. Il est également membre du Conseil provincial de la Congré-gation.
À ce Nouveau Prêtre, nous assurons notre engagement dans la prière pour que son ministère soit fructueux!
La Mure: La chapelle Eymard a retrouvé son atmosphère chaleureuse
Prémisse : La chapelle Eymard subissait au fil des semaines un vandalisme préoccupant jusqu'au jour (en février 2019) où le feu a été mis au niveau des nappes d'autel. La combustion du tissu a recouvert de fumées noires les murs de la chapelle. Après constat des dégâts par l'assureur, le nettoyage et la réfection des murs a été totalement prise en charge par l'assurance. Une caméra est désormais installée pour dissuader d'autres malveillances.
Nous nous sommes rassemblés ce vendredi 19 mars 2021 pour fêter Saint-Joseph et toute à la joie de retrouver la chapelle Eymard dans sa douce lumière, après sept semaines de travaux. Des dégâts liés à l’incendie des nappes d’autel avaient noirci et couvert de suie les murs. La réfection de la peinture a nécessité un travail lourd et complexe. L’assurance a couvert l’ensemble de la dépense pour un montant de 53.000 €. Par ailleurs, la résonnance des sons rendant inaudible les célébrations, il était indispensable que la chapelle bénéficie d’une meilleure acoustique. C’est avec 9 coussins suspendus et 4 panneaux muraux, absorbant les sons parasites, que nous espérons venir à bout de ce désagrément. L’usage de ces matériaux semble montrer une bonne efficacité. Cette dépense a été prise en charge par le Centre de spiritualité Eymard pour un montant de 5.300 €.

Pour mettre en œuvre cette rénovation, assurer un entretien hebdomadaire de la chapelle et préparer cette célébration, nous voulons remercier tous les travailleurs de l’ombre, qui à l’image de Joseph accom-plissent des tâches diverses, en toute discrétion, dans une grande disponibilité de service et beaucoup de dévouement.
La célébration de la messe fut suivie d’un temps d’adoration avec l’aide de Saint Joseph et de Saint Pierre-Julien Eymard. Les prières que nous avons adressées à St Joseph, père dans la tendresse, travailleur honnête, attentif et dévoué, parlent à notre quotidien et notre assemblée fut recueillie et priante. Adressons encore à Joseph cette belle prière que nous propose le Pape François :
« Salut, gardien du Rédempteur, époux de la Vierge Marie.
A toi Dieu a confié son Fils ; en toi Marie a remis sa confiance ; avec toi le Christ est devenu homme.
O bienheureux Joseph, montre-toi aussi un père pour nous,
Et conduis-nous sur le chemin de la vie. Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage,
Et défends-nous de tout mal ».
Mme Brigitte Cassard
pour le Centre de Spiritualité Eymard
L’EUCARISTIA, CUORE DELLA CHIESA
Il libro propone l’insegnamento di alcuni grandi teologi che hanno dato un apporto fondamentale alla riflessione conciliare intorno al mistero dell’Eucaristia: Yves Congar, Henri de Lubac, Karl Rahner, Edward Schillebeeckx, Giacomo Lercaro, Agostino Bea, Hélder Câmara, Frère Roger di Taizé, Oscar Cullmann. Fanno parte di una stagione storica assai feconda che, nella fedeltà alla Tradizione, ha saputo indicare nuovi orizzonti, gesti e linguaggi perché l’Eucaristia tornasse ad essere “cuore della Chiesa”.
Ezio Bolis, sacerdote della diocesi di Bergamo, insegna Storia della Spiritualità e Teologia Spirituale nella Scuola del seminario di Bergamo e alla Facoltà Teologica dell’Italia Settentrionale di Milano. È direttore della Fondazione Papa Giovanni XXIII di Bergamo. Per le edizioni Centro Eucaristico ha pubblicato: Eucaristia, fonte e nutrimento di ogni santità (2014); «Non ci ardeva forse il cuore?». La vita cristiana a partire da Emmaus (2018); L’Eucaristia e l’arte di educare. Maestri e testimoni della tradizione cristiana (2019).
Scheda
- Autore: Ezio Bolis
- Titolo: L’Eucaristia, cuore della Chiesa
- Sottotitolo: Il contributo dei teologi alla riflessione conciliare
- Collana: Preghiera e Liturgia, 19
- Altezza: 21 cm
- Larghezza: 14 cm
- Numero pagine: 126
- Colori: B/N
- Confezione: Brossura
- ISBN: 9788831278218
- Uscita: Aprile
- Anno uscita: 2021
La Mure: Entrer avec Saint Pierre-Julien Eymard dans l’année Saint Joseph
- Introduction
À l’occasion du 150e anniversaire de la proclamation de Saint Joseph comme Patron de l’Église universelle, le Pape François a publié la Lettre Apostolique Patris Corde (avec un cœur de père). Il a décrété une Année Spéciale pour Saint Joseph du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021.
Aussi notre contribution consiste-t-elle d’une part, à indiquer des similitudes entre la vocation de Saint Joseph et celle de Saint Pierre-Julien Eymard, et d’autre part à en tirer le bénéfice pour la vie chrétienne.
- Similitude entre les vocations de Joseph et Pierre-Julien Eymard
Entre les deux vocations il y a des points de similitude forts :
Joseph, père adoptif et Pierre-Julien Eymard père sacramentel
Joseph s’est engagé au service du mystère de la Rédemption et de la Sainte famille. Il a offert toute sa personne, son cœur, son intelligence et son travail en faveur de la Sainte Famille.
De même que Saint Pierre-Julien Eymard : père de Jésus sacramentel. Car tout prêtre, par le rite de la consécration, rend Jésus véritablement présent, dans la célébration eucharistique. Saint Alphonse de Liguori affirma : « Ils (prêtres) sont la cause active que la personne de Jésus-Christ existe réellement dans l’Hostie consacrée ». En effet Joseph est : « … père de Jésus, père légal, père d'adoption, père nourricier. Et moi comme prêtre, je suis père de Jésus sacramentel… ». (Alphonse de Liguori, Selva, 1, 1 : 3-5. Cf. Pierre-Julien Eymard, La retraite de Rome, NR 44,112)
Chrétien, père de Jésus par le sacerdoce commun
Le chrétien est invité à rendre Jésus-Christ visible tant par son baptême que par la célébration eucharistique. Il y reçoit la force de rendre réel l’annonce du Salut, de lutter contre le péché, de s’ouvrir à l’unité, et au partage avec les pauvres. Ainsi participe-t-il à la paternité divine : « En un certain sens, nous sommes toujours tous dans la condition de Joseph : une ombre de l’unique Père céleste qui ‘fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes’ (Mt 5,45) ; et une ombre qui suit le Fils ». (Pape François, Patris Corde 7)
Joseph protecteur de la Sainte Famille, Pierre-Julien Eymard, protecteur de la Société du Saint Sacrement
Saint Joseph est le protecteur de la divine famille. Il a su la défendre dans la confiance et la conviction que rien n’est impossible à Dieu. Il a eu un regard singulier envers l’Enfant-Jésus, trop fragile pouvant être supprimé à tout moment par des méchants. Il a soustrait Marie à la condamnation de la rigueur de la loi concernant son adultère supposé, afin de ne pas faire obstacle au projet de Dieu.
Autant que Saint Pierre-Julien Eymard dans son désir d’être protecteur et guide de ses frères de la Société de Jésus Sacramentel. Il la considérait comme une Mère, une servante, la famille de Jésus. Alors, il s’est engagé avec rigueur à la défendre et à promouvoir son dynamisme et son expansion.
De même que tous les chrétiens dont l’appel à la sainteté les orientent à défendre Jésus et Marie et les pauvres. Tout chrétien est invité au don de soi, à la créativité et à la confiance en Dieu pour le bonheur de tous et surtout des nécessiteux.
- Conclusion
Beaucoup d’autres aspects de similitude entre les deux vocations pouvaient être abordés. Néanmoins ceux présentés ci-dessus pourraient contribuer à une belle entrée dans l’année saint Joseph.
8 mars 2021
Père Thaddée Mupapa, sss
Supérieur
Colombie: La maison vocationnelle accueille de nouveaux candidats
Je m’appelle Yerson Alexander Cabrera Ramírez, j’ai 26 ans. Je viens de la municipalité de Victoria Valle del Cauca, le plus jeune de deux frères qui vivent actuellement à l'étranger. J'étais soldat dans l'armée de l'air dans la ville de Cali. J'ai terminé mon bac technique en hôtellerie et tourisme, et j'ai travaillé dans l'élevage et la construction.
J'ai commencé mon cheminement vocationnel dans la Congrégation du Saint Sacrement, que j’ai connue à travers la page de la pastorale vocationnelle, et j'ai commencé mon parcours vocationnel avec le père Alexander Espitia, promoteur vocationnel. Nous avons été en contact pendant six mois, au cours desquels nous avons travaillé sur les fiches vocationnelles, et ce processus de discernement et d’accompagnement, comme me l'a dit le père, se déroule sans hâte mais avec constance.
En ce moment je suis dans la maison de formation de Bogotá. Je fais des études à la CRC, et je suis aussi en formation interne avec la congrégation. Je suis très encouragé avec l'aide du Seigneur et sa grâce pour continuer dans ma vocation avec toutes ses bénédictions.
Je m’appelle Fidel Zúñiga Muñoz, j’ai 33 ans. Je viens du département de Huila, municipalité d'Isnos, d'un village appelé Belén, qui est à 45 minutes de la zone urbaine, dans la paroisse de San José. En 2015, j'ai terminé le lycée et j'ai travaillé dans le secteur agricole avec la culture du café et autres travaux dans les champs, et en certaines occasions j’étais chauffeur dans les transports publics.
Après avoir vécu quelques expériences, j'ai com-mencé mon discernement au Séminaire Conciliaire de Garzón Huila, où je suis entré en 2019 pour faire les études de l'année préparatoire. En 2020 j’ai commencé le premier semestre de philosophie. Mais au début du deuxième semestre, le recteur du séminaire m'a communiqué que je ne pouvais plus continuer mes études. Ensuite un ami m’a parlé de la communauté de la Congrégation du Saint Sacrement, où j’ai fait mon discernement et grâce à Dieu j’ai été accepté dans la communauté, où je me trouve maintenant.
Communauté vocationnelle, Bogotá
Bulletin NOTIBIP 67 - Mars 2021
Brésil: Des nouveaux prêtres pour la Province Notre Dame de Guadeloupe
C’est avec une grande joie que la Province Notre Dame de Guadeloupe, composée des pays Argentine, Brésil et Chili, partage la nouvelle de l’ordination de décembre 2020 à février 2021 de 5 nouveaux prêtres, et d’un sixième qui, à cause de la pandémie, a dû reporter son ordination au 17 avril.
Les religieux SSS sont les suivants:
P. Willian Fausto Lourenço, ordonné prêtre le 19 décembre 2020, par l’imposition des mains de l’évêque SSS Mgr Jorge Alves Bezerra, dans sa paroisse d’origine Nuestra Señora del Rosario. Le père Willian exerce actuellement sa mission SSS dans la communauté de San Martín, en Argentine..
P. Haroldo Paiva et P. Eduardo Sales de Lima, ont reçu l’ordre du sacerdoce le 6 février 2021, également par Mgr Jorge Alves Bezerra, sss. Les pères sont originaires de Fortaleza, Ceará, au nord-est du Brésil, Parroquia San Benedito. Le père Haroldo a été nommé à la paroisse Sant’Ana, à Rio de Janeiro; le père Eduardo au cénacle de formation du Pré-noviciat à Belo Horizonte-MG.
P. José Cícero Marques, originaire de Estado de Alagoas, a été ordonné le 20 février, au Sanctuaire de l’Adoration Nuestra Señora del Buen Viaje, par l’imposition des mains de l’archevêque de Belo Horizonte, Mgr Walmor Oliveira de Azevedo. Actuellement il vit à Caratinga MG.

Enfin, le P. Joel Fernandes Lopes a été ordonné dans sa ville natale, Japaraíba, Minas Gerais, le 27 février, par l’imposition des mains de Mgr Jorge Alves Bezerra, sss, évêque du diocèse de Paracatu. Le père Joel a été nommé à la paroisse Sant’Ana, à Rio de Janeiro.
L’ordination sacerdotale du diacre José Elissandro Santos de Santana aura lieu le 17 avril au Sanctuaire de l’Adoration Perpétuelle à Rio de Janeiro. Il vit à Belo Horizonte et il est le formateur du pré-noviciat.
Soyez assurés de nos prières pour que votre ministère soit fécond et que le feu eucharistique se propage aux quatre coins du monde.
Centro Emaús - Curie Provinciale
Belo Horizonte
Saint Pierre Julien Eymard
Communication du nouvel Archiviste général
Chers frères et sœurs dans le Christ,
Par le décret du Supérieur général du 25 janvier 2021, le père Joseph Le Huu Phuoc sss, a été nommé Archiviste général à la place du père Carlo Vassalli sss. Son mandat a commencé officiellement le 4 février 2021, en mémoire du 210ème anniversaire de la naissance de notre Fondateur, Saint Pierre-Julien Eymard.
Le P. Carlo Vassalli sss (Italie) a été responsable des Archives générales pendant une dizaine d’années. Il avait été nommé Archiviste général le 14 octobre 2011, une tâche qu’il a assumée jusqu’au 4 février 2021. Le 17 octobre 2011, trois jours après, le Supérieur général le nommait Procureur général.
Le rôle de l’Archiviste se déroule, pour la plupart du temps, dans les locaux des Archives où il classe et range les docu-ments ; c’est là aussi, pour répondre aux demandes des chercheurs, qu’il fait des recherches d’informations diverses relatives à l’histoire et aux documents de la Congrégation.
Du fait de son âge, le P. Carlo a été allégé pre-mièrement de sa tâche de Procureur général le 23 juin 2019, et deu-xièmement de celle d’Archiviste général le 4 février 2021.
Nous sommes vive-ment reconnaissants au P. Carlo Vassalli sss de son service dévoué comme Archiviste général durant toutes ces années. Son engagement constant, sa collaboration et sa patience qui ont caractérisé son service, ont garanti la bonne conservation et l’accès en sécurité des documents SSS retraçant les évènements et l’histoire de la Congrégation.
Un exemple de son travail d’archiviste est la demande que le P. Carlo fit au P. Harrie Verhoeven d’écrire le précieux texte qui fut ensuite publié juste après sa mort (envoyé le 4 janvier 2021). Nous demandons au Seigneur eucharistique, par l’intercession de St Pierre-Julien Eymard, de lui apporter une bonne santé pour continuer à vivre sa consécration comme un véritable don pour le Seigneur dans l’Eucharistie, et témoigner la joie, le partage, la prière et la mission SSS.

Dans le n° 280 de SSS International nous avions déjà fait une présentation du P. Phuoc, un jeune religieux de la Province des Martyrs Vietnamiens. Il est arrivé à Rome à la Curie Générale le 29 juillet 2018 et il a commencé à travailler avec le P. Carlo comme assistant-archiviste et assistant-procureur. Avec ce nouveau décret d’Archiviste général, il assume maintenant pleinement les tâches du P. Carlo comme Procureur général et Archiviste général. Outre ces deux principales responsabilités, le P. Phuoc collabore aussi au travail du Secrétariat dans le suivi du site internet www.ssscongregatio.org (cf. SSS International n° 292) comme assistant du secrétaire.
Par conséquent, pour tout ce qui concerne les Archives générales, nous vous demandons de contacter au choix l’une de ces deux adresses email:
- Joseph Le Huu Phuoc, assistant du secrétaire et archiviste
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- Joseph Vu Quoc Binh, secrétaire général
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Le Secrétariat général
Rome, le 15 février 2021
Le ‘Mouvement Espoir et Vie’ à Maputo
Le 28 janvier 2021 le père Humberto Kuijpers, sss, a lancé la publication de son livre intitulé: Veuves dans nos communautés - Mouvement d’espoir et de vie.
Mais qui est le père Humberto?
Il est religieux et prêtre de la Congrégation du Saint Sacrement, de la Province Saint Pierre-Julien Eymard, Communauté de Maputo, né en Hollande en 1942 durant la guerre mondiale. Il est arrivé au Mozambique en 1986 au moment de la guerre civile. Il a été curé de la paroisse de Saint Joachim. Il a occupé divers postes dans l’archidiocèse de Maputo, enseignant au grand Séminaire de théologie Pie X. Monseigneur Francisco Chimoio l’a nommé en 2015 directeur spirituel des personnes âgées, et en 2018-2019 responsable de la pastorale des veuves et économe de l’archidiocèse. Le 17 Mai 2020, le père Humberto a célébré le 50e anniversaire de son ordination sacerdotale.
Le lancement de son livre a été célébré à la paroisse Sainte Anne de Munhuana à Maputo, en deux moments. Le matin pour les veuves et l’après-midi pour les autres personnes, mais toujours en respectant le distanciement de 1,5 mt du fait que nous vivons dans cette période difficile de pandémie de coronavirus (COVID 19).
Étaient présents: Monseigneur Francisco Chimoio accompagné par deux prêtres de l’archidiocèse, l’abbé Fumo et l’abbé Fernando. Pour les sacramentins: le père Geraldo Uaiare, vicaire épiscopal et représentant du Supérieur provincial au Mozambique, le père Silvério Ernesto, le père Vasco Sitoe, le père Félix Tupasso et bien entendu le père Humberto Kuijpers. Il y avait aussi un petit groupe de fidèles et un groupe de veuves.
Ce lancement a été diffusé en direct sur Facebook et de nombreuses personnes ont suivi cet évènement, comme par exemple le père Théobald des Pays-Bas, et d’autres personnes d’autres régions du monde. C’était très intéressant.
Dans la partie introductive du livre, il est facile de comprendre ce que le père Humberto veut transmettre.
Il explique qu’au cours de nombreuses années de travail pastoral, avec de nombreuses veuves actives, dans la paroisse de Saint Joachim à Maputo, il a senti qu’il manquait un instrument pastoral pour les aider en termes de réconfort, d’encouragement et d’orientation pour leur vie.
Selon le père Humberto, il leur fallait se libérer de la tradition et des habitudes culturelles, qui souvent oppriment, isolent et humilient. Il fallait une parole d’évangélisation et de proximité avec Dieu, parole qui leur permettrait de réconforter leurs sœurs, de défendre leurs droits, de les aider à vivre avec plus de liberté, de charité et de faciliter l’éducation de leurs enfants et petits-enfants.
L’objet principal de ce ‘Mouvement Espoir et Vie’ est d’aider les veuves à:
- Sortir de leur isolement et retrouver un certain équilibre humain et spirituel.
- Réfléchir à leurs nouveaux problèmes dans la vie pour qu’elles puissent y faire face à la lumière de la foi. Par exemple: la solitude, l’éducation des enfants, le travail professionnel et l’intégration dans la société.
- Faire un échange d´expériences afin de surmonter les barrières imposées par la culture: rites traditionnels, etc.
Inspiré par les fondateurs, ce mouvement à Maputo a adopté les lignes d’action suivantes:
- Organiser des réunions de réflexion.
- Organiser des retraites.
- Collecter des fonds pour les visites d’orphelinats, prisons, hôpitaux et maisons.
Bonne lecture ! Fraternellement,
Père Félix Florindo Tupasso, sss
Homélie des funérailles de Harrie Verhoeven
Nous souhaitons une vie pleine de joies, de bonheur et de santé. Et pourtant, l’expérience nous apprend que dans notre vie, il y a aussi souffrances peines et maladies, ce que nous a apporté le coronavirus, et, à la fin, la mort.
Quelque chose, au fond de nous, que nous appelons la foi chrétienne, nous rappelle de dire : et pourtant, pourtant, la mort n’est pas la fin de tout.
Les premiers chrétiens étaient appelés « ceux qui ne craignent pas la mort ». Pour eux, c’était une entrée dans la joie du Seigneur Jésus-Christ. La mort n’est pas une destruction mais un changement d’état, un passage vers l’autre côté. La vie reste ce qu’elle a toujours été. Jésus dit : « Je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi, même s’il est mort vivra ». Nous croyons dans ces paroles. C’est cette foi qu’avait Harrie. Ne pas craindre la mort.
« Celui qui meurt dans la paix vivra encore longtemps dans une vie heureuse » Cette conclusion d’un livre de Mgr Muskens, termine une lettre envoyée en 2017, dans laquelle Harrie présente quelques souhaits pour la célébration de ses obsèques. Hélas, l’épidémie du corona ne rend pas tout possible. Mais Harrie était alors soucieux de son décès, et c’est compréhensible, vu son âge. Avec l’espoir de belles années encore, car il terminait par « J’espère ».
Harrie avait donc prévu son départ. Il n’avait pas donné de mot d’ordre pour la célébration, mais il avait formulé le vœu qu’elle soit marquée par l’espérance, la joie et le sentiment de reconnaissance envers Dieu, sa famille et la Congrégation. Il avait donc fait le choix des deux lectures.
Celle de l’amour, 1e lettre de St Jean, dont il avait écrit en gras la phrase : Celui qui ne connaît pas l’amour ne connaît pas Dieu, car Dieu est amour.
Comme évangile, celui des disciples d’Emmaüs : l’adieu à Harrie s’y voit plus comme un récit de résurrection.
On a vraiment l’impression que ce récit d’Emmaüs est le plus ancien écrit de résurrection connu par la chrétienté. Une rencontre avec le Seigneur ressuscité. Le Seigneur est vivant, il a vaincu la mort.
Mais c’est également un récit proche de l’expérience humaine. Il en va du désappointement, de la peur et du manque de foi, et aussi de la conversion intérieure et de la foi.
Sans doute que Harrie se reconnaissait dans ce récit, ou le chemin de son expérience de foi, et que ce soit la raison de son choix.
En 2013, nous avons vécu notre retraite provinciale à Wahlwiller. Le thème en était : Sur la trace des disciples d’Emmaüs. Une conférence était donnée par Harrie, avec le titre : « Désappointement et comment vivre avec lui ». Il parlait de la période des années 60-70. Sur le désappointement de la part de la société : plus de place pour Dieu dans notre monde.
Pour quelqu’un éduqué dans notre foi chrétienne, et c’était son cas, c’était une grande perte.
Il parlait de déception pour la foi et l’Église. Des prêtres qui ‘défroquaient’, des gens qui quittaient l’Église. Désappointement dans la vie religieuse aussi. Des Pères et des Sœurs qui partaient, la diminution dramatique du nombre des vocations.
Le Concile Vatican II, disait-il, auquel il avait participé comme théologien (peut-être était-il le dernier acteur survivant de cette époque) avait merveilleuse-ment parlé de la vie religieuse.
Ce n’était plus un mouvement pour des élites, avec un statut élevé ‘à part’, mais un charisme, un chemin particulier pour suivre le Christ de plus près. Et l’Église se sentait appelée à faire voir l’amour de Dieu pour chacun : Il avait lui-même aimé tellement le monde, qu’il avait donné son Fils pour le délivrer du mal.
Dans ce temps troublé pour l’Église et la société, en 1969, Harrie avait été élu comme Supérieur général de notre Congrégation. La tâche lui était confiée de mettre à l’heure la Congrégation, d’y introduire le renouveau demandé par le Vatican II, à l’intérieur et à l’extérieur, de rendre lisible cette Congrégation internationale, dans de nombreuses cultures. Cela n’allait pas de soi. Et encore, le renouvellement de notre Règle de Vie. Harrie se retroussa les manches. La Règle fut achevée par son successeur, le P. McSweeney. L’un des anciens Généraux, dans la présentation de ses condoléances, écrivait que Harrie avait été un ‘acteur principal’ dans le renouveau de la Congrégation.
En Occident, le désappointement, mais en Asie, la Congrégation s’accroit. En tant que Supérieur général, Harrie fit de nombreux voyages en Orient : Indes, Sri Lanka, Philippines, Vietnam. Il était fier d’une fondation au Vietnam. Les manifestations de condoléances reçues de la part des confrères de ces pays sont pleines de louanges. Comme de tant d’autres pays.
Il revint aux Pays-Bas en 1981, dans une Église bien changée. Par les fonctions qu’y eut Harrie, nous entendons dès le début, il atterrit de bon droit dans ses centres de direction. Harrie remarqua aussi cette Église polarisée lors de la visite du Pape Jean-Paul II, dont il fut l’interprète, en 1985. Entre autres, à Utrecht. Une petite anecdote : Mme Hedwy Wasser, au nom d’un groupe, parlait du domaine de la mission ; elle sortit soudain de son texte et fit quelques réflexions critiques. Harrie traduisit fidèlement pour le Pape.
Ce fut encore plus désagréable pour lui parce qu’il était assis entre les rangées, sur dirait-on un seau retourné. Il le racontait ainsi !
J’ai connu Harrie comme quelqu’un qui n’appartenait pas aux extrêmes : ni de droite ni de gauche. Mieux : la voie du milieu, ou encore, le chemin de l’amour. Il avait certes un fort tempérament. Une vue, un jugement clairs. Et le ‘Général’ n’avait pas disparu !
Les pèlerins d’Emmaüs étaient déçus, mais ouverts à l’étranger marchant avec eux. Ce récit nous apprend, comme Harrie, que nous ne devons pas parler de notre déception avec ceux qui nous ressemblent. Il faut oser nous ouvrir à l’étranger qui nous met l’Écriture sous les yeux d’une manière nouvelle.
Le récit d’Emmaüs est celui d’une oreille attentive, d’accompagnement spirituel de personnes dans le deuil, la peur, le désespoir, la déception, le désappointement. Des gens nous montrent l’amour de Dieu. La présence de Dieu. C’est aussi donner la vie, à travers des moments de mort.
Et pour beaucoup, Harrie a été ainsi le compagnon de vie et de foi. Surtout pour les jeunes religieux, dans la Congrégation, comme Provincial ou Général, curé de paroisse ou membre de nombreux organes de direction de l’Église des Pays-Bas.
Nous sommes nous aussi des disciples d’Emmaüs. Attristés par son départ.
Nous sommes ici ensemble une dernière fois avec Harrie.
Nous avons ouvert les Écritures et bientôt nous partagerons le Pain et le Vin. Comme Jésus le soir de la dernière cène, comme il a partagé le Pain avec les disciples d’Emmaüs.
Qui virent alors que le Ressuscité était avec eux, que cela ne se termine pas avec la souffrance et la mort.
Nous remercions le Seigneur pour la vie de Harrie. Sa famille, la Congrégation lui sont reconnaissantes pour tout ce qu’il a partagé et donné.
Les disciples d’Emmaüs s’en sont retournés pleins d’espérance, de joie, vers Jérusalem. Finies la tristesse, la déception…. Le Seigneur est vivant !
Jérusalem, la ville céleste, où est Harrie maintenant. Maison de notre Dieu. Source et horizon de tout ce qui existe. Cœur et âme de tout qui y arrive, de tous les temps, destination finale de toute vie.
Harrie, tu es arrivé à la maison, et après ces jours très durs, ces derniers mois, nous te disons : vis en paix, dans la joie. Amen.
Nous ne disons pas seulement adieu à un confrère, mais aussi à un frère, beau-frère et oncle.
Je sais qu’Harrie était attaché à sa famille. Joke, tu peux maintenant lui dire un mot.
5 janvier 2021
Père Fons Kuster, sss
Supérieur à Nimègue
