Joseph Le Phuoc
La Mure: “À la découverte d’un homme et d’un saint” - Pèlerinage sur les lieux eymardiens
A l’approche de la solennité de St Pierre-Julien Eymard, le 2 août, Fondateur de notre Congrégation et des Servantes du St Sacrement, nous partageons une expérience faite sur les lieux où il a vécu et réalisé sa mission. Un témoignage de comment la vie et la mission de notre Saint sont toujours vivantes et actuelles.
Pour connaître vraiment quelqu’un il faut faire quelques pas avec lui. Du 20 au 26 juin 2021 six pèlerins, Sara, Rossella, Marco, Francesco, Gianfranco et le P. Manuel (chef de cordée) se sont mis en chemin pour visiter certains lieux qui ont accompagnés les choix de St Pierre-Julien Eymard et qui représentent des étapes importantes de sa vie. Nous avons ainsi découvert un homme et un saint qui, contrairement à la représentation d’un homme sérieux et sûr de lui d’après les photos de l’époque, était continuellement en chemin et regardait loin devant lui, et même quand il croyait avoir vu assez loin il regardait encore plus loin.
Notre pèlerinage ne s’est pas limité à une simple visite des lieux. Il nous a permis de chercher une clé de lecture, aussi bien pour le sens que ceux-ci ont eu dans la vie de St Pierre-Julien, que pour en tirer une réflexion sur nous-mêmes et sur notre parcours.
La Mure étant notre camp de base pour le pèlerinage, nous y avons été accueillis par les volontaires de la “Maison Eymard” (membres de l’association “Les amis du père Eymard en Matheysine”) qui ont pourvu à nos besoins et nous ont régalés avec les repas qu’ils préparaient, et aussi par la communauté locale des religieux SSS. Chaque journée a commencé et s’est terminée avec les laudes et les vêpres dans l’ancienne chambre du père Eymard, reconvertie en chapelle.
La Mure, lieu de naissance sur terre et au ciel de St Pierre-Julien, nous a donné l’occasion de réfléchir sur la manière dont le lieu où nous sommes nés a marqué notre formation et éducation chrétienne.
Les visites aux sanctuaires maristes du Laus, de l’Osier et de La Salette, les deux premières étapes liées à la première communion et à la première messe de St Pierre-Julien, ont été des moments propices pour méditer sur la présence de la Sainte Vierge dans notre vie et sur le sens des manifestations (apparitions) de Marie au cours de l’histoire.
Mais le lieu qui nous a marqué le plus, parmi toutes les étapes de notre cheminement, a été le Rocher de Saint Romans, où St Pierre-Julien a vécu l’expérience de l’amour de Dieu à travers la beauté de la création. C’est en visitant le Rocher que l’on peut vraiment comprendre l’expérience vécue par le père Eymard.
D’autres étapes importantes : Chatte où il a exercé son premier emploi comme vicaire du curé, et Monteynard lieu de son deuxième emploi comme curé.
Chaque étape, guidée par le p. Manuel Barbiero, spécialiste des lieux eymardiens, était divisée en deux moments : la visite et la prière et réflexion quotidienne personnelle, cette dernière étant ensuite partagée avec le groupe.
Pour moi, et je pense pour nous tous, cette expérience s’est révélée être un moment de connaissance authentique de St Pierre-Julien Eymard, allant au-delà de la simple narration historique des épisodes de sa vie. Une connaissance qui a touché aussi les relations humaines, personnelles et spirituelles du père Eymard.
Un voyage à travers les lieux théâtres de son humanité faite de doutes, de relations, de questions et d’une recherche continuelle des réponses. Une humanité dans laquelle, grâce à l’action de l’Esprit, a grandi la semence de la grâce et de la sainteté.
M. Gianfranco Maltese
Piano di Sorrento
France: Rencontre des Frats et des Religieux du Saint-Sacrement à Colombier
Notre journée du 19 juin dernier entre nos Frats (= Fraternités) Décines, Colombier, Grenoble et La Mure, avec les Religieux s’est déroulée sous un ciel généreux et des températures agréables. Nous étions une vingtaine de personnes heureuses de pouvoir partager de manière spirituelle et conviviale, tout en tenant compte des conditions sanitaires.
Notre thème pour la journée: A partir de la fondation de la Congrégation par le père Eymard (13 mai 1856), quelle est la spiritualité eymardienne de nos jours?
Après un temps d’accueil, nous avons prié les laudes dans la chapelle. Ensuite, nous nous sommes installés dans le grand salon de Colombier, pour un temps de formation. Pour commencer, le père Patrick (Lecouve) a demandé à chacun de se présenter de manière détaillée, de façon à préciser où chacun en est dans sa vie et sa démarche spirituelle. Il est vrai que nous nous connaissions presque tous, mais après cette période d’isolement dû à la pandémie, ce partage a été l’occasion de nous redonner envie de vivre quelque chose ensemble.
Le père Patrick recommande de se plonger dans les écrits documentés du père André Guitton, et conclut ainsi: le père Eymard a été en chemin toute sa vie; quand il fait un pas, l’Esprit Saint le questionne et l’emmène plus loin. C’est ainsi qu’il a appelé des hommes et des femmes comme Religieux et laïcs.
La matinée s’est poursuivie avec Tierce et la Messe par le père Norbert (Pagnier) dans la chapelle.
Pour le repas, nous nous sommes installés sous les tilleuls dans le cadre agréable du parc.
L’après-midi, notre assemblée s’est réduite à douze personnes. Le père Patrick a introduit le partage en atelier: en 1980/90 le père Jean-Pierre (Silvant) a relancé les Frats à Rouen; il y avait alors en France une cinquantaine de membres répartis dans 7 Frats qui se trouvaient en rassemblement à Vézelay, Sens, Fécamp. Le Conseil Général a rédigé en 2010 le « Projet de Vie » sur lequel nous nous retrouvons en atelier pour creuser le sens de notre vie et de notre recherche spirituelle: « l’Eucharistie au centre de notre vie » et « Service de la charité en engagement social ».
Temps de partage pour construire l’avenir :
- Edith et Denise envoient au père Eugène (van Heyst) des propositions pour 2021-2022.
- Rencontre de Démarrage à Colombier pour les Frats et les Religieux: 18 ou 25 septembre.
- Journée en Novembre: l’Eucharistie incarnée avec une conférence du père Paul (Mougin).
- Retraite en Mars à Colombier, avec le père Salvi (Fiorenzo): l’Eucharistie dans notre vie.
- Rencontre des Frats et des Religieux en Juin à La Mure.
Nous terminons notre journée par une prière d’action de grâce et nous unissons nos voix dans la prière que le Seigneur nous a léguée: Notre père.
Anniversaire d’engagement :
Le 3 juin, jour de la Fête-Dieu, c’est notre 3e anniver-saire d’engagement dans la Congrégation du Saint-Sacrement. Nous étions 5 laïcs à faire notre promesse, le 3 juin 2018: Solange, Marie-Louise, Bernard, Gaby et Denise.
Nous avons été appelés par le père Patrick Lecouve à Colombier et nous rendons grâce à Dieu de nous avoir proposé ce chemin de vie.
Nous pensons aux engagées que nous connaissons dans notre région française et ainsi qu’à ceux que nous ne connaissons pas encore dans notre Province Nord Europe.
Nous disons simplement MERCI !
(La rédaction de SSS-Contact félicite toutes les engagées à l‘occasion de leur 3° anniversaire d’engagement et nous leur souhaitons bon courage!)
Extrait de SSS-Contact de juillet/août 2021
Rép. du Congo: Fête du Saint Sacrement en famille sacramentine en la communauté de Saint Esprit de Mpaka à Pointe Noire
En la solennité du « Corpus Christi », fête de la Congrégation du Saint Sacrement le dimanche 6 juin 2021, la communauté de la paroisse Saint Esprit de Mpaka dans l’archidiocèse de Pointe Noire a eu la joie de solidifier ses liens par un repas festif.
Cette activité n’avait pas seulement pour fondement le partage du pain mais cela avait débuté par une semaine eucharistique sous le thème « Eucharistie, sacrement de guérison » animée par le père Jean Jacques Nkodia membre de la communauté et curé de la paroisse, et par le père Ephrem Uldaric Mabika économe de la communauté et vicaire de la paroisse, chargé de la formation et de la prière. Puis une adoration avait été animée avec les fidèles de la paroisse.
En effet, c’est après la messe de 11h présidée par le père Ephrem Mabika que débuta l’agapè. D’abord par la prière dirigée par l’abbé Amour Israel diacre du diocèse de Nkayi, puis par un petit discours du père Ephrem pour souhaiter la bienvenue à l’assemblé et présenter quelques groupes comme les prêtres venus de partout, les agrégés des différentes paroisses, puis les amis des religieux sacramentins que nous appe-lons les amis du confinement. Enfin, le père invita l’assemblé au partage du repas fruit de la terre et du travail des hommes, signe d’unité, de joie, de festivité et de communion.
On peut aussi ajouter à cette fête la musique et surtout le rythme de la danse de tout un chacun, l’un des points importants et signe marquant l’ambiance et la solidarité fraternelle. Quand bien même nous n’attei-gnons pas l’agapè sur terre en plénitude, néanmoins nos fêtes sont de petits signes qui nous donnent un avant-goût de la joie éternelle. Nous y sommes tous conviés, ceci simplement pour reprendre les mots de Jean Vanier dans Communauté lieu de fête et de pardon. Cette fête a marqué aussi un retour au temps originel, autrement dit la reprise du passé dans le présent.
Avant la fin de l’agapè, le père Ephrem économe de la communauté a remercié les agrégés et surtout les amis des religieux du Saint Sacrement pour leur soutien et pour leur encouragement vis-à-vis de notre communauté malgré la pandémie du covid 19. C’est par une prière de clôture que cette journée a pris fin. En définitif, ce temps a été un moment important pour notre vie communautaire, un moment où notre commu-nauté en union avec les agrégés et les amis des sacramentins a pris conscience de son unité, un moment où elle a montré sa joie eucharistique. Car le souvenir de cette journée renouvèlera notre vie quotidienne.
Père Ephrem Uldaric Mabika, sss
Colombie: Première messe à Haïti
Le père Elibien Joseph est le seul religieux SSS originaire de Haïti. Il est entré en janvier 2014 dans la communauté vocationnelle de Bogota, Colombie. Il fait partie de la province Saint Jean XXIII, et a été ordonné prêtre le 24 avril 2021 à Bogota.
Après avoir passé deux ans et quatre mois sans voir mes proches (janvier 2019-mai 2021), le 5 mai je suis arrivé à Haïti pour profiter de ma famille biologique et de mes amis, et aussi pour préparer ma première messe dans mon pays d'origine en tant que religieux-prêtre et prendre un temps de vacances. J'ai eu environ dix (10) jours pour mettre en place l’organi-sation liée à ce grand événement, tant attendu, tant de ma part que de mes proches.
Le 16 mai 2021, en la Paroisse Notre-Dame d'Altagracia- Carrefour, Source Corrossol- Haïti, a eu lieu la première messe présidée par le P. Elibien Joseph, sss. Environ deux cents personnes ont partagé cet événement religieux avec moi et parmi celles-ci, ma famille biologique, des parents, des prêtres, des amis proches, des religieux et religieuses, et des fidèles de la paroisse. Plus tard, nous avons partagé notre déjeuner avec tous les participants, faisant de cet héritage de notre spiritualité SSS une réalité, c'est-à-dire la troisième table qui nous unit pour alimenter notre existence et grandir en fraternité autour de la table.
Quelques jours plus tard, je me suis rendu dans ma ville natale de San Lorenzo (Jacmel- Haïti) pour retrouver des personnes que je n'avais pas vues depuis environ 5 ans. Là-bas j’ai organisé une deuxième célébration eucharistique qui s'est déroulée dans la chapelle où je fus baptisé, le dimanche 30 mai. Je suis revenu aux sources, comme le dirait le Père Eymard, pour célébrer avec les paysans de cette région. J'ai pris le temps de rendre visite aux malades de ma région natale et même d'y célébrer les funérailles d'un défunt.

Lors de ces deux grands événements évoqués, les gens ont exprimé en gestes et en paroles la joie de partager avec moi ces moments de grâce, de fraternité et de vie commune. Rendons grâce au Seigneur !
La situation socio-politique à Haïti est chaotique, avec de grands défis et des conséquences pour les plus pauvres et les plus vulnérables. L'État n'assume pas ses responsabilités et l'Église est un peu passive face à toutes les difficultés qui affectent le pays. Mais au milieu de tout cela, Haïti reste inébranlable dans sa tradition culturelle et religieuse ; c'est un peuple plein de foi et de dévotion et qui l'exprime par des actions concrètes, au milieu de nombreuses réalités diffé-rentes, qui pourraient nous décourager dans la foi. La situation de la Pandémie de Covid-19 affecte égale-ment la réalité socioculturelle haïtienne, mais pas comme dans d'autres pays.
Deux jeunes ont exprimé leur intérêt à connaître la Congrégation ; ils sont en contact avec moi et le P. Alexander Espitia, promoteur vocationnel de notre province. Puisse Dieu nous envoyer un compatriote haïtien pour partager avec moi la vie eucharistique dans la Province St Jean XXIII et dans la Congrégation.
Père Elibien Joseph, sss
Philippines: Le ‘garde-manger communautaire’ La passion eucharistique en action
Je me souviens encore de l'Assemblée Provinciale en 2018 de la Province Notre-Dame de l'Assomption. Pendant le partage en petit groupe, notre groupe discuta des apostolats les plus importants pour la Province en tenant compte de la promotion de l'Eucharistie. Puisque l'Eucharistie est une nourriture, le groupe réfléchit aux apostolats considérés comme vraiment nourrissants. Parmi les nombreuses répon-ses différentes données par les membres du groupe, il y avait un point commun : il s'agissait avant tout de nourrir la faim physique des gens, en particulier des pauvres. Il y eut alors un consensus sur l’idée que la Province devait s'efforcer de déve-lopper son activité de distribution de nourriture en invitant des parte-naires capables de fournir et de partager leurs ressources matériel-les pour les pauvres.
Cet effort potentiel était vu par le groupe comme un moyen de con-crétiser ou de rendre opérationnelle la Spiritualité Eucharistique Renou-velée qui, au cours des dernières années, était le point central de la Province des Philippines, tel que l’indiquait sa déclaration de mis-sion, « ... rallumer notre passion pour la mission eucharistique pour devenir, à la suite du Père Eymard, des disciples et des apôtres de l’Eucharistie pour un monde qui nous interpelle ». La Province a fait beaucoup d'efforts pour renouveler la passion pour les initiatives eu-charistiques. Ces efforts ont profité à tous les religieux de la Province, et je pense que le moment est venu d'agir avec zèle dans la poursuite de notre mission eucharistique.
Pensez juste à ça !! Pourquoi nous a-t-on donné le temps et les instruments pour rallumer notre passion pour la mission eucharistique ? Je crois que notre Dieu omniscient nous souriait alors que nous nous équi-pions pour la pandémie à venir. Ainsi, en tant que communauté eucharistique, nous ne devons pas être immobilisés ni interrompus dans l’exercice de notre mission eucharistique au cours de laquelle notre passion a été patiemment rallumée.
La pandémie de covid-19 remet en question notre façon de vivre la Mission eucharistique jusqu'à ses racines. Il y a des moments où nous nous sentons perdus ou dépassés par les choses que nous devrions faire. La pandémie modifie nos priorités et limite nos actions dans le respect des consignes sanitaires en vigueur.

Les protocoles de « priorité à la sécurité » limitent particulièrement l’exercice de la mission eucharistique. Cependant, adopter des voies créatives peut ouvrir de nouveaux horizons dans l'accomplissement de notre mission eucharistique. Nous devrions considérer la pandémie comme une opportunité de partager notre charisme eucharistique, et le « garde-manger commu-nautaire » est une nouvelle manière de le faire.
Le projet de « garde-manger communautaire » a été lancé début avril 2021 par une jeune femme nommée Ana Patricia Non, le long de la rue Maginhawa, à Quezon City. Elle a rempli un chariot de nourriture (riz, légumes, conserves) et d'autres produits de première nécessité (masques et protections faciales, etc.) qu’elle distribua gratuitement. Mme Non a toujours pensé aux personnes les plus vulnérables à la pandémie – celles qui n'ont pas la possibilité de rester à la maison en sécurité et dont les repas dépendent des revenus qu'elles gagnent le jour même, pour autant qu’il y en ait. Depuis lors, différents modèles de garde-mangers communautaires ont été mis en place dans différents secteurs à travers les Philippines par des personnes, des groupes, des organisations, des églises, etc. « Donnez selon vos moyens, prenez selon vos besoins » : ce slogan écrit sur des affiches en carton est devenu très populaire dans le cadre du « Mouvement de Garde-manger Communautaire » aux Philippines.
Dans ma paroisse, à St. Jude Thaddée, nous avons déjà organisé ce garde-manger communautaire trois fois (une fois par semaine) depuis le 27 avril. Nous préparons 250 sacs en plastique de produits variés (riz, conserves, légumes, nouilles instantanées, œufs frais, sachets de café, biscuits, etc.). Pour assurer l'ordre et la sécurité, les gens sont invités à s'aligner à une distance de sécurité les uns des autres, et lorsqu'ils se déplacent et arrivent à la table des sacs de marchandises, ils en reçoivent chacun un. Après avoir récupéré leurs sacs de marchandises, ils reçoi-vent également du congee ou de la soupe chaude dans des récipients en polystyrène.
Un évêque qualifie ces garde-mangers commu-nautaires comme « le signe le plus tangible de l'espérance ». Ainsi, nous continuerons à proposer le garde-manger communautaire aussi longtemps que nous le pourrons car c'est une expression très concrète de notre passion eucharistique rallumée - c'est la passion eucharistique en action.
10 mai 2021
Père Joseph Matitu, sss
Les Servantes du Saint Sacrement au Vietnam
Les Servantes du Saint Sacrement au Vietnam
ont célébré la profession religieuse de dix novices qui ont fait leurs premiers vœux et de six sœurs qui ont fait leurs vœux perpétuels, le samedi 29 mai 2021 dans la chapelle de la communauté de Binh Dam.
Cette célébration eucharistique était présidée par Mgr Jean Do Van Ngan, évêque de Xuan Loc.
Nous continuons à prier pour qu’elles restent fidèles à leur vocation,
que leur vie religieuse soit vécue dans la joie et que leur mission soit fructueuse.
Conseil Général Amplifié 2021
Le Conseil Général Amplifié (CGA) est une instance de gouvernement fondamentale dans la vie de notre Congrégation. Il est composé par les membres du Conseil général et les Supérieurs provinciaux/régional SSS. Comme nous vous l’avions expliqué l’année dernière, le CGA qui devait se tenir en mai 2020, avait été reporté à cause de la pandémie, et ensuite reprogrammé pour l’année 2021.
Du fait de l’incertitude sur la possibilité de voyager, il avait été décidé en début d’année de célébrer le CGA par les moyens de communication virtuelle. Notre CGA s’est dont tenu du 3 au 21 mai 2021 chacun devant son écran (ordinateur, portable, tablette) en vidéo conférence, à partir de l’organisation réalisée par le Conseil général à Rome.

Cela a été une nouvelle expérience de communication et de communion, assez contraignante et fatigante du fait de la grande différence de fuseau horaire entre les différents pays où se trouvent nos supérieurs provinciaux/régional.
Finalement tout a bien fonctionné et les membres du CGA ont pu réaliser leur travail de présentation des rapports, de réflexion, de discussion, de décisions finales et de préparation du 36e Chapitre Général.
Les étapes principales de ces travaux vous seront présentées à travers la publication du numéro 88 de Ensemble/Together, prochainement.
27 mai 2021
Le Secrétariat général SSS
Mme Concetta dit au revoir à la Curie générale
Mme Concetta Amarilli, qui a travaillé pour la Curie pendant 35 ans, a pris sa retraite le 30 avril 2021. De nombreux membres de la Congrégation la connais-sent. Les religieux qui ont vécu à la Curie, ou qui étaient de passage, ont rencontré Mme Concetta. C’est une personne très gentille, pleine d’attentions et responsable. Son dévouement, sa sincérité et sa créativité dans le travail sont dignes d'éloges.

Nous lui avons fait nos adieux le dernier jour de son travail à la Curie. Son mari, les autres employés et les membres de la Curie y ont participé. ‘Vous êtes une figure maternelle à la curie’ ; ‘Votre relation avec les membres de la communauté était très cordiale’ ; ‘Vous étiez parfaite dans votre travail’ ; ‘On pouvait voir votre affection dans la nourriture’. Ce sont quelques-unes des paroles prononcées à son sujet par les membres de la Curie lors de notre petite réception. Nous savons tous, elle y compris, que ces mots sont vrais.
À la fin, Mme Concetta a déclaré: « Je garderai toujours de bons souvenirs de la Curie, car j’y ai vécu des moments heureux et je me suis sentie comme un membre de la famille des ‘Sacramentini’ ».
Alors que nous lui disons au revoir, les souvenirs continueront à vivre dans nos esprits et nos cœurs. Nous l'assurons de nos prières pour une vie saine et heureuse ainsi que pour la joie et la paix dans sa famille.
Père Philip Benzy Romician, sss
Économe général
Colombie: Ordination sacerdotale à Bogotá
« Être le pain rompu pour la vie du monde » est le fondement de notre spiritualité eucharistique à partir du « Don de Soi ». Un héritage spirituel que le P. Eymard a laissé à sa famille religieuse, la Congré-gation du Saint Sacrement. Cette phrase initiale m'a interpellé et continue à m’attirer profondément depuis l'étape du Noviciat, un temps de grâce par excellence pour lire, méditer, comprendre et assumer avec maturité la spiritualité eucharistique que les religieux SSS présents dans le monde entier, entendent vivre.
Le 26 avril 2021, la province Saint Jean XXIII s'est réunie en la paroisse Corpus Christi à Bogotá, Colombie, pour célébrer avec joie l'événement de mon ordination sacerdotale. Le sacrement de l'ordre ministériel a été conféré par son Excellence Mgr Luis José Rueda Aparicio, archevêque de Bogotá et Primat de Colombie.
« Grâce » est le terme approprié pour décrire l'itinéraire SSS que j'ai suivi depuis mon entrée dans la Congrégation jusqu'à mon ordination sacerdotale pour le service de l'Église et de ma famille religieuse eymardienne. En écrivant cet article, ce proverbe m'est venu à l'esprit: « tout chose est une grâce, Dieu nous conduit ».
J'embrasse le ministère presbytéral avec une grande humilité en remerciant les frères de ma province Saint Jean XXIII et ceux du Conseil général pour leur soutien, leur proximité et leur tolérance. La vie eucharistique est très exigeante et mobilisatrice, surtout en cette période difficile que vit l'humanité. Mais en même temps, c'est une occasion propice d'ouverture totale à la grâce, un temps pour se laisser modeler par la docilité de l'Esprit et être constamment à la recherche de la volonté de Dieu dans la contemplation de sa présence eucharistique.
Au cours de son homélie, l'archevêque, interpellé par la proposition de Pierre dans les actes des apôtres (Ac 11,1-18), a recommandé trois aspects fondamen-taux :
1- La docilité de l'Esprit dans l'exercice de mon ministère pour diffuser les valeurs de l’Eucharistie. 2- L'obéissance comme ouverture à la grâce pour servir ma Congrégation et l'Église là où elles ont besoin de moi et 3- Être un chercheur constant de la volonté de Dieu, comme ce fut le cas du P. Eymard tout au long de son itinéraire religieux et ministériel.
Que le Seigneur m'éclaire par l'intercession de Saint Pierre-Julien Eymard pour que mon ministère soit fructueux et toujours guidé par la docilité de l'Esprit !
Père Elibien Joseph, sss
Rép. Dém. Congo: Implications communautaires de « Fratelli Tutti »
Publiée le 03/10/2020, l’encyclique « Fratelli Tutti » Tous frères du Pape François se veut être à la fois une interpellation et une recommandation pour bâtir des communautés religieuses plus fraternelles et plus humaines. Le pape dans cette encyclique jette quelques jalons qui doivent aider les frères et les sœurs qui vivent dans une même communauté à se considérer réellement comme des Frères. Inspiré des Admonitions de François d’Assise, le souverain pontife appelle tous les hommes, en particulier les consacrés à témoigner de la vraie fraternité dans leur com-munauté, à faire de nos communautés le lieu où se vit réellement l’Évangile.
Le pape François considère cette encyclique sociale comme une modeste contribution à la réflexion pour que, face aux manières diverses et actuelles d’éliminer ou d’ignorer les autres, nous soyons capables de réagir par un nouveau rêve de fraternité et d’amitié sociale qui ne se cantonne pas aux simples mots.
Le pape formule le vœu que nous puissions tous ensemble faire renaître un désir universel d’humanité. Tous ensembles : « Voici un très beau secret pour rêver et faire de notre vie une belle aventure. Personne ne peut affronter la vie de manière isolée. Nous avons besoin d’une communauté qui nous soutient, qui nous aide et dans laquelle nous nous aidons mutuellement à regarder de l’avant. Comme c’est important de rêver ensemble ! Seul, on risque d’avoir des mirages par lesquels tu vois ce qu’il n’y a pas ; les rêves se construisent ensemble . Rêvons en tant qu’une seule et même humanité, comme des voyageurs partageant la même chair humaine, comme des enfants de cette même terre qui nous abrite tous, chacun avec la richesse de sa foi ou de ses convictions, chacun avec sa propre voix, tous frères ».
Mais qu’est-ce que nous entendons par com-munauté religieuse ?
La communauté religieuse est constituée de person-nes que l’appel de Dieu a réunies et qui vivent en communauté dans une interdépendance profonde. Composée des célibataires de même sexe, elle est un lieu de perception, d’acceptation et d’actualisation de soi et de l’autre. C’est un lieu d’épanouissement. Un lieu également d’amour fraternel dont les qualités majeures sont la gratuité, l’universalité et la misé-ricorde.
Une communauté religieuse diffère de tout autre rassemblement matériel ou de la simple collectivité. Dans la communauté religieuse, les êtres humains vivent les uns auprès des autres, sans se choisir. Les gens qui vivent dans une communauté ne sont pas comme de inconnus qui font un voyage en métro. Malgré la grande proximité physique, chacun est seul, inconnu des autres et même presque inexistant pour eux (présence de proximité et pas d’esprit).
Dans la communauté, c’est la personne humaine qui est importante (et le Pape parle du respect de la dignité humaine), car sans elle, on ne peut en aucun cas parler d’une communauté.
Communauté, lieu d’amour fraternel
Étant un lieu de relations vraies, la communauté religieuse est par là même un lieu d’amour, puisque l’amour est relation intersubjective.
L’amour de Dieu pour les hommes est essentiellement gratuit. « Dieu donne par pure bienveillance, sans qu’aucune nécessité l’y contraigne, sans qu’aucune obligation l’y incite, sans que s’impose à lui une exigence de la part de celui qui reçoit ». La gratuité n’est pas accidentelle à l’amour de Dieu, mais son essence même. Or Jésus demande à ses disciples d’aimer comme le père aime, d’aller jusqu’à donner leur vie pour leurs ennemis. Voilà ce que les religieux se proposent de vivre.
Il existe en communauté religieuse des mutismes violents, des regards violents, des éloignements violents, des refus violents, des paroles violentes. Et cette violence à moins d’être contrée par le pardon, engendre la violence. On tire son arme pour répondre à qui l’a tirée. La victoire d’une violence sur une autre produit la destruction et les ruines de la communauté. L’unique façon évangélique de vaincre la violence dans nos communautés est l’usage de la non-violence qui inclut le pardon.
Communauté, lieu de la rencontre de l’autre dif-férent de moi-même
L’autre qui surgit dans mon univers n’est pas un objet, un ennemi moins encore une chose que je peux manipuler, utiliser, posséder voire supprimer comme bon me semble. Face à l’autre qui surgit dans mon univers, quelle est la vision ou l’option anthropologique qui m’anime fondamentalement ?
Face à l’autre pris pour un objet, plusieurs attitudes négatives sont possibles:
- L’indifférence : consiste à vouloir ignorer la pré-sence de l’autre qui s’impose à moi comme une réalité indéniable.
- La dépréciation : qui se caractérise par l’attitude de minimiser l’autre, minimiser ce qu’il fait. La caracté-ristique de cette attitude est qu’on cherche à ce que l’autre n’ait pas d’importance à mes yeux ou on le reconnaisse pas. Cette attitude se matérialise de façon concrète dans le mépris de l’autre.
- Le dénigrement : non seulement qu’on cherche à minimiser l’autre, mais on veut que d’autres personnes également éprouvent ce sentiment de mépris à son égard. Cette attitude à deux ferventes servantes: la calomnie et la jalousie.
- La négation de l’autre, les préjugés, le complexe.
Toutes ces attitudes négatives, ne favorisent pas une vraie fraternité. C’est pourquoi le Pape nous interpelle vivement et attire notre attention. Les frères qui vivent ensemble doivent se considérer “réellement” comme des frères évitant les préjugés, le sadisme, la haine, les coups bas, les calomnies contre les confrères.
8 avril 2021
Père Francis Mwanza, sss
Recteur du Postulat à Mont Ngafula
