mercredi, 04 mars 2026 10:26

Journée de rencontre à Paris

La communauté de Paris (France) a organisé le 5 février 2026 une journée pour la famille Eymardienne vivant à Paris et dans ses environs: les Servantes, la communauté du Havre (RDC), la communauté de Rouen (Sénégal) et le père Carlos (Congo-Brazzaville).

Le thème de cette journée était constitué des méditations du Père Eymard sur son baptême (NR 44,21-23) et de la lettre du Père Général (4 février 2026)

 

 

 

Le Père André Guitton a commencé par placer ces méditations dans leur contexte.

C'est en rédigeant les constitutions à Saint-Bonnet que le Père Eymard a eu l'idée suivante: les quatre communautés qui existent actuellement forment le cénacle de Jérusalem. C'est pourquoi il a envoyé le père De Cuers et Tesnière à Rome pour obtenir le cénacle de Jérusalem. Mais ils sont revenus bredouilles. Le père Eymard s'accrocha à son idée et se rendit lui-même à Rome pour la faire accepter par le pape (décembre 1864). Mais tout prit beaucoup de temps: Noël, l'Épiphanie, la maladie d'un cardinal.

Il commença donc une retraite jusqu'à ce que tout soit réglé. Pendant cette retraite, il écrivit trois méditations par jour. La retraite commença le 25 janvier (conversion de Paul) et c'est pourquoi il se demanda, comme Paul: « Seigneur, que veux-tu que je fasse? » La première semaine fut consacrée à une réflexion sur sa vie et ses défauts. À partir du 1er février, cela changea et il ne se regarda plus lui-même, mais la bonté et la grâce de Dieu.

La première méditation, le 5 février (NR 44,21), est très biblique. Il ne parle pas du baptême à partir du catéchisme, mais à partir de la Parole de Dieu. En parlant de son baptême, il va à la source: il considère la grâce de son baptême comme la seule source de sa vie de chrétien, de prêtre, de religieux et de fondateur.

Dans la deuxième méditation (NR 44,22), on trouve la célèbre phrase selon laquelle il est toujours en chemin. Cela ne signifie pas qu'il a beaucoup voyagé. C'est pourquoi nous avons également examiné la première méditation du 1er février (NR 44,14). On y lit: «  tous mes états, un noviciat ». Il considérait tous les événements de sa vie (Oblat, prêtre diocésain, Mariste, fondateur) et tous les problèmes qui les accompagnaient comme positifs et comme une croissance. C'est pourquoi il disait qu'il était toujours en chemin.

Dans le même sens, il écrit: « Il me fallait Marseille pour m'en donner l'amour exclusif, le centre. – Lyon, pour m'en donner l'exercice et me mettre sur le chemin du Cénacle. Puis, ce cher Cénacle, à l'heure de Dieu. » Lorsqu'il parle ici de Marseille, il ne s'agit pas de la Marseille du père De Cuers, mais de la Marseille de son noviciat chez les Oblates. Tout est un développement vers « l'heure de Dieu », c'est-à-dire vers la fondation de la congrégation le 13 mai 1856.

Il écrit également: « la grande erreur de ma vie a été de vivre trop d'esprit, par l'esprit ». Eymard avait beaucoup prêché et réfléchi, et il s'attardait souvent sur la beauté de la liturgie. Tout cela a ses limites. Il avait tout donné avec son intelligence, mais pas encore avec son cœur.

Dans la troisième méditation, il tient compte de l’échec possible en l’acquisition du cénacle à Jérusalem et il découvre une réalité nouvelle du cénacle « en moi », qu’il recevra le 21 mars avec le vœu de sa personnalité.

Quelques remarques des personnes présentes :

  • Chaque fois que je baptise quelqu'un, je pense à mon propre baptême.
  • Quand j'entre dans une église, je cherche toujours deux choses: le font baptismal et le tabernacle.
  • J'ai été baptisé à un âge avancé et je me souviens donc très bien de mon baptême.
  • Quand je suis entré dans la congrégation, nous avons commencé par une retraite avec quelques réflexions du père Eymard. Entre autres, le texte d'aujourd'hui. Depuis lors, je célèbre chaque année le jour de mon baptême.

Cette journée a été très enrichissante pour les participants. D'une part, grâce à la réflexion sur les textes du père Eymard et, d'autre part, grâce aux rencontres vivantes qui ont eu lieu.

Paris 3p

 

La communauté de Paris

Dernière modification le mercredi, 04 mars 2026 10:38